Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Société · Histoire · Des villages désertés

Des villages désertés

Date de diffusion : 19 novembre 1989

Situé sur les rives du lac Nemiscau, le village de Nemaska est un ancien comptoir de traite des fourrures. Des échanges s'y déroulent déjà à l'époque de la Nouvelle-France.

L'aîné George Jolly relate l'histoire du Vieux Nemaska au journaliste Matthew Iserhoff. Jolly raconte qu'autrefois le village ne comptait que le poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson et l'église. Les Cris vivaient alors dans des tentes. Vers la mi-août, les habitants regagnaient leurs territoires de chasse et ils ne revenaient au village qu'au printemps, vers la fin mai.

L'ancien site que visitent le journaliste et George Jolly devait être inondé lors des travaux de la phase I du projet hydroélectrique. Les habitants se sont donc dispersés dans les communautés de Mistissini ou de Waskaganish. Puis, ils ont décidé de rebâtir un nouveau village. Les aînés ont choisi l'emplacement du nouveau site, situé sur la rive nord du lac Champion, en fonction de la position du soleil levant, le bienfaiteur des aînés et des chasseurs.

Les Cris ont déclaré le Vieux Nemaska site historique. Ils ont entrepris un programme de reconstruction des maisons familiales.

Au début des années 1970, la population crie compte 6000 habitants, répartis en neuf communautés. Les maisons des villages sont de simples baraques, sans électricité ni eau courante, construites par le ministère des Affaires indiennes.

Au lendemain de la convention de la baie James, plusieurs villages sont modernisés, les maisons sont rénovées ou reconstruites, et des infrastructures collectives installées. Des villages entiers doivent déménager, notamment celui de Fort George, alors situé sur une île à l'embouchure de la Grande Rivière. Renommé Chisasibi, le nouveau village, doté d'un hôpital et d'un centre commercial, est inauguré en août 1981.

Des villages désertés

• En 1663, les premiers Européens atteignent le village de Nemaska. De passage dans la région en 1672, le père Charles Albanel écrit alors que le lac Nemiscau « abonde tellement en poissons qu'il constitue la première source de subsistance d'une populeuse nation de sauvages qui demeurent ici ».

• Nemiscau est devenu un village moderne d'environ 600 habitants disposant de nombreux services. Une plage a été aménagée au bord du lac. La nouvelle municipalité compte un motel, deux restaurants, une station-service et des bungalows.

• La langue crie fait partie de la famille linguistique algonquienne. Il existe neuf communautés cries au Québec, réparties sur le territoire du bassin de la baie James : Chisasibi, Eastmain, Mistissini, Nemiscau, Oujé-Bougoumou, Waskaganish, Waswanipi, Wemindji et Whapmagoostui.

• En 25 ans, de 1975 à 2000, la population crie du Québec est passée de 6000 à 12 000 habitants. Cette croissance démographique fulgurante est due à plusieurs facteurs : un taux de natalité élevé, une baisse de la mortalité infantile et la migration des Cris des autres provinces, attirés au Québec par de meilleures conditions de vie.

• En 1988, 65 % de la population crie est âgée de moins de 20 ans. Les jeunes apprennent leur langue maternelle dans les écoles primaires de la commission scolaire crie.

Des villages désertés

Média : Télévision

Émission : Maamuitaau

Date de diffusion : 19 novembre 1989

Invité(s) : George Jolly

Ressource(s) : Matthew Iserhoff

Durée : 26 min 28 s

Dernière modification :
25 juillet 2008


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
La signature d'un traité historique
Radio
36 min 52 s
Le 11 novembre 1975 est signée la convention de la baie James et du Nord québécois.
Le Grand Conseil des Cris
Télévision
15 min 45 s
« Le Grand Conseil des Cris est né de la nécessité de protéger les droits, les terres et les ressources des Cris », déclare Billy Diamond.