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Nos terres inondées

Date de diffusion : 6 mars 1985

Dans cette entrevue avec l'animatrice Edna Awashish, Willie et Hattie Moses racontent les effets des détournements de rivières sur leur mode de vie.

Willie Moses explique que les inondations ont été désastreuses pour les habitants d'Eastmain, mais aussi pour les trappeurs et les chasseurs qui empruntent les affluents de la rivière Eastmain. Prévoyant une pénurie de gibier à la suite des inondations, les Moses ont décidé d'envoyer leurs enfants au sud pour étudier et apprendre le français et le mode de vie des Blancs.

Hattie Moses raconte à la journaliste qu'elle a assisté à la crue des eaux sur leur territoire de chasse et de pêche. Elle évoque la peur qu'elle a ressentie face à ce spectacle de l'eau qui déferle, emportant les rochers sur les berges, submergeant les abords de la rivière. À présent, elle craint la rivière Eastmain et hésite même à boire de son eau.

Le témoignage des Moses reflète le sentiment de perte, de tristesse, de deuil qu'ont vécu de nombreux Cris lors de l'inondation de leurs territoires de chasse.

Nos terres inondées

• Afin d'alimenter les réservoirs du complexe hydroélectrique La Grande, trois rivières importantes, la Caniapiscau, l'Opinaca et l'Eastmain, sont détournées. De plus, l'inondation sur 11 000 km2 de forêt boréale permet de doubler le débit moyen de la Grande Rivière. Les territoires de chasse de quatre des neuf communautés cries sont touchés, certains complètement submergés.

• La communauté d'Eastmain a été affectée par la réduction de 90 % du débit de la rivière Eastmain. Le village est désormais situé dans un estuaire d'eau salée, ce qui rend l'eau non potable. De plus, le faible débit de l'eau altère le goût du poisson.



• Le village d'Eastmain est situé sur la côte est de la baie James, à l'embouchure de la rivière Eastmain. Le terme « Eastmain House » était utilisé par les employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson pour désigner cette position géographique du comptoir.

• Après les travaux de dérivation des rivières Eastmain, Opinaca et Caniapiscau vers les bassins artificiels sur la Grande Rivière, le débit moyen de celle-ci passe de 1700 à 3300 m3/s. La première phase du projet entraîne la construction de 5 réservoirs, 8 barrages et 198 digues.

• Pour les maîtres trappeurs plus âgés en particulier, les lieux de sépulture de leurs ancêtres comportent une dimension sacrée. La disparition de ces terres ancestrales représente donc une perte irrémédiable pour eux.

Nos terres inondées

Média : Télévision

Émission : Maamuitaau

Date de diffusion : 6 mars 1985

Invité(s) : Hattie Moses, Willie Moses

Ressource(s) : Edna Awashish

Durée : 28 min 15 s

Dernière modification :
25 juillet 2008


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