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Période : 1978 - 2004

La reproduction humaine dans tous ses états

Les techniques de reproduction se trouvent au cœur de l'actualité au lendemain de la naissance du premier bébé-éprouvette en 1978. Elles redonnent espoir à nombre de couples infertiles en mal d'enfant. Mais elles viennent aussi transgresser les lois de la reproduction humaine, entraînant avec elles tout un cortège d'interrogations.

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Petite histoire de la fécondation in vitro

Date de diffusion : 24 octobre 1999

Le premier bébé-éprouvette voit le jour en Angleterre en 1978. La naissance de Louise Brown, qui fait vite la une des journaux, apparaît comme une révolution dans le domaine de la reproduction humaine. Mais comme le racontent le biologiste Raymond Lambert et le gynécologue Jacques Rioux, « pères » du premier bébé-éprouvette québécois, cette première fécondation in vitro (FIV) à mener à une grossesse réussie récompense de longues années de recherche.

Pour nombre de femmes qui peuvent être fécondées mais qui sont incapables de procréer, la fécondation in vitro apparaît alors comme une panacée. Chez ces femmes, l'ovulation est normale. Toutefois, les trompes de Fallope, lieu de la fécondation, sont obstruées ou endommagées, empêchant la rencontre de l'ovule et du sperme in vivo. Encouragé par le succès de ses confrères britanniques, le docteur Jacques Rioux commence à proposer la technique à ses patientes dès la fin des années 1970. Le premier bébé-éprouvette québécois voit le jour le 10 août 1985.

Jacques Rioux rappelle qu'à l'époque, on respectait l'ovulation spontanée. Or, au mitan de son cycle menstruel, la femme ne produit qu'un ovule par mois. Tout le défi consiste à le ponctionner pendant les quelques heures où il est fécond. La rencontre entre l'ovule et le sperme s'effectue ensuite en laboratoire. En cas de réussite, on transfère l'embryon dans l'utérus au bout de 48 heures. Le docteur Rioux se souvient que son équipe devait se tenir prête à intervenir à toute heure du jour ou de la nuit.

Au moment de la naissance de Louise Brown, l'insémination artificielle se pratique déjà couramment, sans tapage médiatique cependant. Chez l'humain, les embryons congelés, les manipulations génétiques et le clonage relèvent encore de la science-fiction. Pour l'heure, c'est l'avènement de la FIV qui propulse à l'avant-scène la question de l'assistance médicale à la procréation. Comme en témoigne Louis Bloncourt, alors correspondant à Londres, la commercialisation de la reproduction, la santé de ces nouveaux bébés de la science et les problèmes de filiation se trouvent déjà au cœur des débats.

Petite histoire de la fécondation in vitro

• L'expression latine « in vitro » signifie « dans le verre ». La fécondation dite in vitro se fait donc en dehors de l'organisme, soit en laboratoire. Son contraire, l'expression « in vivo » veut dire « dans le monde vivant », c'est-à-dire dans l'organisme.

• Selon les médias de l'époque, pour la couverture de la naissance de leur enfant, les parents de Louise Brown auraient vendu les droits exclusifs à un journal britannique pour une somme de plus de 600 000 $.

• Les parents du premier bébé-éprouvette québécois, eux, ont choisi de garder l'anonymat. C'est du moins ce qu'annonçait Jacques Rioux lors d'une conférence de presse au lendemain de la naissance du petit garçon, prénommé Benjamin Pierre.

• Imaginée pour venir en aide aux hommes stériles, l'insémination artificielle avec le sperme du conjoint (IAC) a été réalisée pour la première fois en 1791. L'insémination avec donneur (IAD) voit le jour en 1884. Dans les deux cas, l'opération se fait alors avec du sperme frais. C'est en 1954, aux États-Unis, qu'on obtient une première grossesse réussie à la suite d'une IAD avec du sperme congelé. Le perfectionnement de cette technique permet la mise sur pied de banques de sperme dès le début des années 1960.

• La technique de l'insémination artificielle consiste à favoriser la fécondation d'un ovule en déposant le sperme dans le col de l'utérus. Selon les données recueillies par la Commission Baird en 1993, il naît au Canada, grâce à ce type d'intervention, de cinq à dix fois plus d'enfants qu'avec la fécondation in vitro.

Petite histoire de la fécondation in vitro

Média : Radio

Émission : Les Années lumière

Date de diffusion : 24 octobre 1999

Invité(s) : Raymond Lambert, Jacques Rioux

Ressource(s) : Louis Bloncourt, Chantal Srivastava

Durée : 15 min 39 s

Dernière modification :
13 juin 2003


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