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Accueil · Société · Éducation · Pensionnats indiens : l'enfance déracinée

Période : 1950 - 2004

Pensionnats indiens : l'enfance déracinée

L'héritage douloureux des pensionnats indiens pèse sur des générations d'autochtones éduqués dans ces écoles dont le but avoué était l'assimilation. Cette sombre page de l'histoire du pays demeurée méconnue de la plupart des Canadiens refait surface alors que des milliers d'autochtones réclament excuses et dédommagements. Ils demandent à guérir de leur enfance volée.

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Métamorphose de l'Indien

Date de diffusion : 19 octobre 1988

Chef des Algonquins du Québec, Richard Kistabish retourne dans le pensionnat désaffecté où il a passé plusieurs années de son enfance. Il témoigne de la perte graduelle de l'identité à travers les pratiques imposées par les religieux. Plusieurs usages visent à taire ou transformer l'identité de l'enfant : l'obligation de se laver à l'eau de Javel pour que la peau blanchisse ou l'interdiction formelle de parler sa langue, par exemple. Dans tous les pensionnats, des châtiments corporels sont infligés aux enfants qui parlent leur langue.

En éloignant l'enfant de ses parents pendant dix mois par année, le régime du pensionnat veut soustraire ce dernier aux « influences dégradantes de son milieu », selon les termes d'un haut fonctionnaire. Pour Richard Kistabish, cette politique a eu des conséquences dramatiques en entraînant une rupture du lien entre les enfants et la communauté autochtone.

Dans la tradition améridienne, la famille est le lieu de transmission du savoir par excellence. Déresponsabilisés, les parents se sentent dès lors inutiles et inférieurs parce qu'ils n'ont pas été scolarisés. En outre, de nombreuses familles se sont alors sédentarisées.

Métamorphose de l'Indien

• En 1895, le ministère des Affaires indiennes consigne dans son rapport annuel que, sans l'anglais, les autochtones sont impossibles à assimiler car « tant qu'ils conserveront leur langue natale, ils constitueront un peuple à part ».

• Les pensionnats indiens sont calqués sur le modèle des écoles de métiers formant les garçons à l'agriculture, à la menuiserie, à la cordonnerie et les filles à la couture, au tricot ainsi qu'aux travaux ménagers. Jusqu'en 1951, les classes ont lieu le matin et la moitié de la journée est consacrée aux activités pratiques qui procurent au pensionnat l'avantage d'une main-d'oeuvre supplémentaire pour les travaux de la ferme, à la cuisine et à la buanderie.

• En 1920, un amendement à la Loi sur les Indiens rend l'éducation obligatoire pour les enfants de sept à quinze ans. Dès lors, des agents de discipline sont autorisés à infliger des pénalités aux parents qui refusent de laisser leurs enfants fréquenter l'école. Le nombre d'inscriptions dans les pensionnats augmente.

• Dans les années 1930, 75 % des jeunes de 7 à 15 ans fréquentent les pensionnats. Les trois quarts d'entre eux suivent les classes de la première à la troisième année, alors que 3 % seulement poursuivent leurs études au-delà de la sixième année.

Métamorphose de l'Indien

Média : Télévision

Émission : Actuel

Date de diffusion : 19 octobre 1988

Invité(s) : Richard Kistabish

Ressource(s) : France Dauphin

Durée : 6 min 09 s

Dernière modification :
6 avril 2005


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