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CBC Digital Archives

Accueil · Société · Éducation · Pensionnats indiens : l'enfance déracinée

Période : 1950 - 2004

Pensionnats indiens : l'enfance déracinée

L'héritage douloureux des pensionnats indiens pèse sur des générations d'autochtones éduqués dans ces écoles dont le but avoué était l'assimilation. Cette sombre page de l'histoire du pays demeurée méconnue de la plupart des Canadiens refait surface alors que des milliers d'autochtones réclament excuses et dédommagements. Ils demandent à guérir de leur enfance volée.

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Les pensionnats au Québec

Date de diffusion : 25 janvier 1998

En 1954, le gouvernement fédéral ouvre le pensionnat d'Amos. Dominique Rankin, un Algonquin, a vécu jusqu'à l'âge de huit ans en forêt avec ses frères et sœurs. Un jour, il a été conduit en hydravion au pensionnat sous la surveillance d'un agent du gouvernement et de policiers. Il raconte comment il a été marqué pour la vie par la violence et la répression vécues au pensionnat. L'humiliation, l'atteinte à la pudeur et les abus sexuels y étaient pratiques courantes.

Au Québec, les pensionnats indiens ouvrent leurs portes plus tardivement que dans les autres provinces canadiennes. Deux pensionnats seulement ont été implantés avant la Seconde Guerre mondiale et après la guerre s'ouvrent les pensionnats d'Amos, de Pointe-Bleue, de Sept-Îles et de La Tuque.

Comme dans le reste du Canada, l'enseignement vise à inculquer les valeurs dominantes de la société blanche. Au Québec, l'apprentissage du français – plutôt que l'anglais ailleurs au pays – remplace l'usage de la langue maternelle des enfants.

Les pensionnats au Québec

• Un nombre restreint de pensionnats s'ouvre au Québec, sans doute parce qu'une grande partie de la population autochtone fréquente les écoles de jour établies dans le sud de la province avant la Confédération. Par ailleurs, il est possible que l'Église catholique ait concentré ses efforts dans l'établissement de missions dans l'ouest et le nord-ouest du pays, où elle entrait en concurrence avec l'Église protestante.

• C'est en Alberta que le nombre de pensionnats est le plus grand avec un total de 20 écoles résidentielles; vient ensuite la Colombie-Britannique qui compte 16 pensionnats indiens en 1931.

• Le Québec compte onze nations autochtones qui se divisent en trois familles linguistiques : algonquienne, iroquoienne et eskaléoute. Au sud de la province, les langues autochtones sont en déclin : les langues huronne et malécite n'ont pas survécu, tandis que l'abénaquis est en voie d'extinction. Les langues mohawk et micmaque sont dans une situation précaire. C'est au nord que les langues autochtones sont les plus vivantes. Au Nunavut, 85 % de la population parle l'inuktitut.

Les pensionnats au Québec

Média : Radio

Émission : Dimanche magazine

Date de diffusion : 25 janvier 1998

Invité(s) : Dominique Rankin

Ressource(s) : Sylvain Desjardins, Marie-Paul Rouleau

Durée : 10 min 44 s

Dernière modification :
26 août 2003


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