Période : 1949 - 2004
Les Inuits à l'école des Blancs
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les gouvernements prennent en charge l'instruction obligatoire des Inuits du Nouveau-Québec. Après des décennies d'imposition de modèles pédagogiques importés du Sud et de disputes sur les compétences constitutionnelles, les Inuits peuvent enfin déterminer leur propre système éducatif.
9 clips télé
10 clips radio
Vous devez ouvrir une session pour commenter ce clip.
Aucun commentaire enregistré
Cinq décennies d'éducation au Nouveau-Québec
Date de diffusion : 28 mars 1999
La première école fédérale au Nouveau-Québec ouvre ses portes en 1949. À la fin des années 1950, ce réseau d'écoles anglophones remplace celui des missionnaires. À partir de 1963, le gouvernement du Québec crée son propre réseau d'écoles, en trois langues : inuktitut, français et anglais. Les deux systèmes (fédéral et provincial) sont transférés en 1978 à la commission scolaire Kativik.Au Nouveau-Québec, les Inuits bâtissent leur propre administration scolaire, Kativik, dans la foulée de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (1975). Pour poursuivre des études post-secondaires, les Inuits doivent encore s'exiler dans le sud du pays. L'abandon scolaire demeure très élevé. Et il n'y a pas d'emplois pour une population en plein boom démographique.
Aujourd'hui, chaque village inuit du Canada possède son école moderne, jusqu'à la fin du secondaire. Au Nouveau-Québec, pendant les trois premières années du primaire, l'enseignement est dispensé en inuktitut, la langue maternelle des Inuits. Par la suite, l'anglais ou le français langues secondes s'imposent progressivement.
Cinq décennies d'éducation au Nouveau-Québec
• Au XIXe siècle, des missionnaires anglicans, oblats et moraves offrent aux Inuits des cours d'arithmétique et d'écriture syllabique (chaque syllabe est représentée par un signe distinct). En 1956, le père oblat André Steinmann crée une école à Puvirnituq, en collaboration avec le gouvernement fédéral. Les écoles de missionnaires disparaissent par la suite.• Au recensement de 2001, la moitié des Inuits canadiens vivent au Nunavut, soit plus de 22 500 personnes. Le Nouveau-Québec (ou Nunavik) compte 9535 Inuits en 2001, soit 21 % de la population inuite du pays, répartie dans 14 villages : Akulivik, Aupaluk, Inukjuak, Ivujivik, Kangiqsualujjuaq, Kangiqsujuaq, Kangirsuk, Kuujjuaq, Kuujjuarapik, Puvirnituq, Quaqtaq, Salluit, Tasiujaq et Umiujaq.
• La scolarisation obligatoire provoque la quasi-disparition du mode de vie nomade des Inuits, basé sur la chasse aux petits mammifères marins, la pêche ainsi que la poursuite du caribou à l'intérieur des terres.
Cinq décennies d'éducation au Nouveau-Québec
Média : Télévision
Émission : Nunavut, notre terre
Date de diffusion : 28 mars 1999
Invité(s) : Michel Brault, René Dussault, Aipilie Kenayuak
Ressource(s) : Claude D’Astous, Charles Tisseyre
Durée : 9 min 49 s
Dernière modification :
31 mars 2009
Activez le Javascript sur votre navigateur...
19 clips dans ce dossier . page
Radio
3 min 24 s
14 mars 1970
En 1970, Yellowknife est l'hôte des premiers Jeux de l'Arctique : une rencontre d'athlètes vivant au nord du 55e parallèle.










Cinq décennies d'éducation au Nouveau-Québec.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 31 mars 2009.
[Page consultée le 21 mai 2012.]