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Période : 1960 - 1987
Peine de mort : la justice qui tue
Face à l'horreur de certains crimes, la société prononce parfois un châtiment tout aussi irréversible : la peine de mort. Cette sentence qui tombe comme un couperet, « la plus irréparable des peines irréparables », comme la décrit Victor Hugo, a été prononcée pour la dernière fois au Canada en 1962. L'abolition de la peine capitale est votée en 1976 mais le débat est réactivé dans les années 1980.
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René Lévesque enquête sur la peine de mort
Date de diffusion : 17 janvier 1960
Dans le cadre de l'émission Premier plan, René Lévesque dépeint la position de la société québécoise à l'égard de la peine capitale. Son enquête le mène auprès de criminalistes, de juristes et de psychiatres, mais aussi dans la rue pour interroger les passants en leur demandant de se prononcer sur cette question. Les principaux arguments pour et contre la peine de mort sont exprimés dans ce reportage.Les partisans de la peine capitale maintiennent que cette sentence a un effet dissuasif sur les criminels et permet donc de limiter le nombre de meurtres. Toutefois, aucune étude n'a jamais prouvé la corrélation entre la peine de mort et le taux d'homicides dans un territoire donné. Pour les abolitionnistes farouchement opposés à la peine capitale, ce châtiment assimilable à la torture est dépassé dans une société évoluée dont le processus judiciaire ne peut se réduire à la loi du talion. De plus, comme la justice n'est pas infaillible, des innocents risquent d'être exécutés.
René Lévesque enquête sur la peine de mort
• En 1953, Wilbert Coffin est accusé du meurtre de chasseurs américains. Déclaré coupable, il est pendu le 10 février 1956 à la prison de Bordeaux. Toutefois, l'accusé a toujours nié avoir commis ce crime, et personne n'a été témoin du meurtre. Abolitionniste convaincu, l'éditeur Jacques Hébert publie un pamphlet retentissant intitulé Coffin était innocent, qui accuse le processus judiciaire.• Jacques Hébert fonde la Ligue pour les droits de l'homme en 1963 avec son ami Pierre Elliott Trudeau.
• Déclarée coupable du meurtre de son mari, Marie Joseph Corriveau est condamnée à la pendaison en 1763. Profitant de l'occasion pour assurer leur pouvoir sur une population récemment conquise, les autorités britanniques exhibèrent le corps publiquement dans une cage de fer suspendue à la croisée des chemins à Lauzon, près de Québec. Cette condamnation exemplaire créa une légende qui s'est transmise à travers l'imagerie et les récits populaires.
• Entre 1721 et 1748, quatre femmes, dont deux sont des domestiques, sont condamnées à la pendaison pour infanticide. Au total, peu de femmes seront exécutées pour ce crime puisque, pour les juges, ce geste désespéré était imputable à la fragilité émotive inhérente à leur sexe.
René Lévesque enquête sur la peine de mort
Média : Télévision
Émission : Premier Plan
Date de diffusion : 17 janvier 1960
Invité(s) : Léon Balcer, Bruno Cormier, Jacques Hébert, Irénée Lagarde, Marcel Prudhomme, Louis Robichaud, Denis Szabo
Ressource(s) : René Lévesque, Claude Paulette
Durée : 26 min 43 s
Dernière modification :
29 octobre 2007
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René Lévesque enquête sur la peine de mort.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 29 octobre 2007.
[Page consultée le 12 février 2012.]