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Période : 1994 - 1997
OTS : Aller simple pour l'enfer
Entre 1994 et 1997, en Suisse, en France et au Québec, plus de 70 adeptes de l'Ordre du temple solaire (OTS) trouvent la mort. Derrière ces massacres : deux hommes, Luc Jouret et Joseph Di Mambro, les « guides spirituels » de ce groupe religieux millénariste et apocalyptique, dont la folie et le charisme ont conduit femmes, hommes et enfants dans un voyage jusqu'au bout de l'enfer.
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Suicides collectifs ou meurtres?
Date de diffusion : 5 octobre 1994
L'horreur dans les villages suisses de Salvan et Cheiry. Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1994, 48 personnes perdent la vie dans l'incendie de deux maisons. Accident? Non. Toutes sont membres de l'Ordre du Temple Solaire, une secte millénariste et apocalyptique dont plusieurs membres vivent également au Québec. Très vite, les policiers font le lien avec l'incendie d'une maison deux jours plus tôt, à Morin Heights dans les Laurentides. Cinq adeptes y ont été retrouvés morts. L'hypothèse du suicide collectif se confirme.Rapidement, l'enquête policière lève le voile sur le drame. Guidés par le gourou, Luc Jouret, les adeptes de l'OTS voulaient fuir ce monde qui selon eux allait disparaître sous la folie des hommes à l'approche de la fin du siècle. La solution préconisée: les flammes, seuls moyens de purifier leur âme, qui devaient leur permettre d'accéder à une vie éternelle et paisible sur l'étoile Sirius. Un scénario farfelu auquel les fidèles de Jouret ont tout de même adhéré… au prix de leur vie.
Ce « transit vers Sirius » n'était pas voulu par tous, comme l'ont révélé plus tard les rapports d'autopsie. Car si plusieurs adeptes se sont enlevé la vie, lors d'une cérémonie funèbre, en avalant des barbituriques, un grand nombre a pris part au dernier voyage de la secte par la force. En effet, en Suisse et au Québec, plusieurs corps retrouvés par les enquêteurs portaient des traces de balles ou des marques d'assassinat à l'arme blanche. Depuis plusieurs mois, la secte vivait des tensions internes. Ce « suicide collectif » y a mis fin.
Suicides collectifs ou meurtres?
• Douze Québécois sont au nombre des victimes. Parmi eux, Robert Ostiguy, 50 ans, maire de Richelieu, sa femme Françoise, 47 ans, Jocelyne Grand'Maison, 44 ans, journaliste au Journal de Québec, Robert Falardeau, 47 ans, comptable au ministère des Finances du Québec et Jean-Pierre Vinet, 55 ans, ex-cadre d'Hydro-Québec. Leurs corps ont été retrouvés à Cheiry et Salvan, en Suisse, où ils s'étaient rendus quelques jours plus tôt à la demande des dirigeants de la secte.• L'horreur attend les enquêteurs à Morin Heights. Dans la maison, la police trouve en effet le corps du jeune Emmanuel Christopher Dutoit, 3 mois, poignardé en plein cœur avec un pieu. Les têtes dirigeantes de la secte affirmaient qu'il était « l'antéchrist ». Son père, Antonio Dutoit, connaît une mort tout aussi tragique, sauvagement assassiné de 50 coups de couteau et battu à coups de batte de baseball.
• Le drame de l'OTS n'est pas sans rappeler le suicide collectif des adeptes du « Temple du peuple », le 18 novembre 1978, en Guyane. Ce jour-là, sous la houlette du gourou américain Jim Jones, 912 personnes se donnent la mort par empoisonnement. Plus près de nous, en mars 1997, ce sont 39 membres de la secte Heaven's Gate (la porte du paradis) qui, à la demande du gourou Marshall Applewhite, s'enlèvent la vie dans une maison en Californie. Eux aussi voulaient aller vivre une vie meilleure dans les étoiles.
Suicides collectifs ou meurtres?
Média : Télévision
Émission : Téléjournal
Date de diffusion : 5 octobre 1994
Invité(s) : André Piller
Ressource(s) : Bernard Derome, Michel Morin
Durée : 3 min 35 s
Dernière modification :
1er octobre 2009
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Suicides collectifs ou meurtres?.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 1er octobre 2009.
[Page consultée le 9 février 2010.]