Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Société · Criminalité et justice · Quand les images parlent d'elles-mêmes

Quand les images parlent d'elles-mêmes

Date de diffusion : 24 juin 2003

Dans certains postes de police, des caméras vidéo filment en permanence les allées et venues des policiers, des prévenus et du public. Les images peuvent servir de preuves en cas de fausses accusations et de violation des droits de la personne, par exemple.

Mais elles peuvent aussi être préjudiciables aux policiers en mettant au jour des cas de négligence ou de brutalité policière, comme l'illustrent ces images captées en circuit fermé dans la prison de Vancouver en 1998.

La vidéosurveillance se trouve aussi à l'origine de l'une des plus lourdes peines imposées à un policier canadien.

En 1983, Henri Marchessault, chef de l'escouade des stupéfiants au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal est arrêté pour vol, conspiration, possession et trafic de stupéfiants. L'un des éléments de la preuve? Une bande vidéo filmée par une caméra de surveillance alors que le policier volait de la drogue dans la chambre forte de l'escouade des stupéfiants.

En 1985, les images captées par une caméra de surveillance dans un dépanneur de Montréal font grand bruit. Elles montrent le violent affrontement survenu lors de l'arrestation de l'homme d'affaires montréalais Brian O'Carroll. Celui-ci, qui reprochait à un policier – déjà présent dans le dépanneur – d'avoir stationné son véhicule en double, refuse d'obtempérer lorsque le policier lui demande ses papiers.

Des accusations sont portées de part et d'autre. Images à l'appui, la cause se retrouve devant les tribunaux.

Quand les images parlent d'elles-mêmes

• En 1986, le policier Jacques Parent est acquitté des accusations de voies de fait et de séquestration illégale qui pesaient contre lui. Brian O'Carroll, acquitté des accusations de voies de fait et de résistance à l'arrestation, intente une poursuite au civil. Un règlement à l'amiable entre lui et le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal intervient en 1992. O'Carroll reçoit 32 400 $ en dommages et intérêts.

• Arrêté le 21 mars 1983, Henri Marchessault est condamné le 3 février 1984 à 14 ans de prison. L'éminent avocat québécois Gabriel Lapointe, frère de Jean Lapointe, a assuré sa défense.

• La bande vidéo enregistrée par une caméra de surveillance peut être admissible en cour. La preuve doit être faite qu'elle n'a été ni retouchée ni modifiée, et le tribunal doit déterminer qu'il n'y a pas eu violation du droit à la vie privée au moment de l'enregistrement.

Quand les images parlent d'elles-mêmes

Média : Télévision

Émission : Ce soir

Date de diffusion : 24 juin 2003

Invité(s) : Peggy Clement, Jamie Graham

Ressource(s) : Cendrix Bouchard

Durée : 1 min 53 s

Dernière modification :
13 juillet 2004


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Biométrie et contrôle d'identité
Télévision
11 min 22 s
La biométrie a la cote depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
Vidéosurveillance et droit à la vie privée
Télévision
9 min 42 s
Au Canada comme ailleurs, la vidéosurveillance gagne en popularité au cours des années 1990.