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L'ADN au service de la justice

Date de diffusion : 24 septembre 1997

C'est grâce à l'analyse d'un échantillon de sperme découvert sur les vêtements de Gail Miller que David Milgaard a été lavé de tout soupçon de viol et de meurtre. C'est l'ADN de ce même échantillon qui a prouvé la culpabilité de Larry Fisher.

Ce n'était pas la première fois que l'ADN venait au secours de la justice. Les meurtres de Tara Manning, violée et assassinée à l'âge de 15 ans, le 5 mai 1994 à Dorval, et de Jessica States, violée et assassinée à l'âge de 11 ans, le 1er août 1996, ont été élucidés grâce à la génétique, rappelle ce reportage.

Le père de Tara Manning, qui fut un des premiers suspectés du meurtre de sa fille et qui réussit à prouver son innocence en offrant de subir un test d'ADN, est littéralement parti en croisade pour faire changer la loi sur les tests d'ADN dans les cas de meurtres et de viols.

Dans l'affaire Manning, la police avait prélevé de la salive chez le principal suspect en vue d'analyser son ADN, mais sans le consentement de ce dernier. Selon la loi de 1995, cette preuve n'était pas admissible en cour.

En 1995, le ministère de la Justice modifie le Code criminel avec la Loi sur l'identification par les empreintes génétiques permettant aux policiers d'obliger un individu sérieusement suspecté d'un délit de fournir un échantillon de sang, de salive ou de cheveux. La campagne du père de Tara Manning n'est pas étrangère au changement apporté à la loi. Cinq ans plus tard, le gouvernement canadien crée une banque nationale de données génétiques.

L'ADN au service de la justice

• L'acide désoxyribonucléique (ADN) est une macromolécule biologique présente dans les cellules de tous les êtres vivants et comprend de l'information génétique. Elle est en quelque sorte le livre de recettes de toute cellule vivante. Elle permet de faire une empreinte génétique de la même façon que la pulpe des doigts permet de relever les empreintes digitales.

• Au Canada, c'est en avril 1989 que l'ADN est utilisé pour la première fois dans la cause d'une agression sexuelle survenue à Ottawa. L'analyse de l'ADN prouvant que le suspect était coupable, ce dernier a reconnu sa culpabilité.

• C'est également grâce à des tests d'ADN, menés par un groupe de travail spécial de la Gendarmerie royale du Canada, qu'on a pu identifier certaines victimes de l'écrasement du vol 111 de la Swissair en 1998.

• La banque nationale de données génétiques contient deux fichiers. Le premier, le fichier des condamnés, est élaboré à partir des profils d'identification génétique recueillis auprès des personnes reconnues coupables d'infractions désignées primaires ou secondaires, alors que le deuxième, le fichier de criminalistique, conserve les profils d'identification génétique recueillis lors d'enquêtes sur des infractions désignées.

L'ADN au service de la justice

Média : Télévision

Émission : Enjeux

Date de diffusion : 24 septembre 1997

Invité(s) : Dale Joss, James Lockyer, Basile Mangano, Michael Manning, Guy-Paul Morin, Barry Scheck, Diane States, Robert States, Gillian Trumper

Ressource(s) : Alain Gravel, Madeleine Roy

Durée : 19 min 39 s

Dernière modification :
13 juin 2003


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