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La mafia règne toujours à Montréal

Date de diffusion : 20 septembre 1971

Même en 1971, le passé de « justicier » de Pacifique Plante demeure frais à sa mémoire. L'avocat demeure amer face à l'administration municipale, qui n'a pas réussi à faire disparaître le crime de la ville.

Pour Pax Plante, c'est surtout la volonté politique qui peut avoir un effet sur l'éradication du crime organisé. Il affirme que, pour survivre, la pègre à dû verser sa part dans la caisse électorale.

L'enquête sur le crime promise par le gouvernement Bourassa à la suite du rapport Prévost est entreprise par Jérôme Choquette à l'automne 1972. Comme pour l'enquête Caron, la commission sera accompagnée de nombreuses audiences. Pacifique Plante est l'un des premiers témoins à comparaître. Il affirme que la situation du jeu et des paris n'a pas changé et que les chefs des bandes criminelles sont les mêmes qu'à l'époque.

Treize ans après avoir quitté Montréal, Pacifique Plante constate que la pègre contre laquelle il luttait est toujours présente même si les lupanars ont disparus. Pire, le crime organisé au Québec est de plus en plus lié à la pègre américaine.

En effet, au cours des années 1960, les familles de Joe Bonanno de New York et de Stefano Maggadino de Buffalo s'affrontent pour gagner le contrôle du crime organisé à Montréal.

La mafia règne toujours à Montréal

• Le quartier où régnait le vice disparaît sous la poussée des nouveaux plans d'urbanisme préconisés par Jean Drapeau. Des immeubles jugés insalubres, entre le quadrilatère Saint-Dominique, Sanguinet, Ontario et Sainte-Catherine, sont détruits à partir de la fin des années 1950. Ils sont remplacés par les Habitations Jeanne-Mance, des logements à loyer modique.

• Le vice est, à partir de ce moment-là, concentré sur la rue Sainte-Catherine et le boulevard Saint-Laurent.

• En 1966, les 175 cabarets de Montréal sont les derniers vestiges d'une époque passée. Ces lieux de spectacles vont à leur tour disparaître, seuls quelques numéros de travestis subsisteront jusqu'à aujourd'hui.

• Au début des années 1970, les principaux revenus du crime organisé sont le jeu, les paris, les prêts avec intérêts ainsi que le trafic de drogues. Ces revenus illégaux sont cachés par des faillites planifiées, des investissements dans des entreprises, le financement de vols et la vente d'obligations.

• Pacifique Plante meurt au Mexique le lundi 9 août 1976.

• En décembre 1984, douze ans après sa création et après la comparution à huis clos de plus de 300 témoins, la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO) remet son rapport final au procureur général du Québec. Depuis, le crime organisé semble toujours être présent à Montréal.

La mafia règne toujours à Montréal

Média : Radio

Émission : Présent édition métropolitaine

Date de diffusion : 20 septembre 1971

Invité(s) : Pacifique Plante

Ressource(s) : Gabi Drouin

Durée : 8 min 49 s

Dernière modification :
6 avril 2005


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