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Enquête sur la moralité

Date de diffusion : 25 octobre 1954

L'enquête sur la moralité publique, présidée par le juge François Caron de la Cour supérieure, est créée le 11 mai 1950. Pax Plante y travaille avec Jean Drapeau et la Ligue d'action civique pour faire la lumière sur la moralité dans l'administration municipale. Dans une entrevue accordée à Judith Jasmin après l'enquête, Pacifique Plante rappelle son rôle au sein de l'escouade des mœurs, de 1946 à 1947. Il explique comment le comité de moralité puis l'enquête Caron ont été mis en place.

L'enquête Caron, qui doit évaluer si les policiers de Montréal ont bien joué leur rôle dans les années 1940, commence officiellement le 11 septembre 1950. Témoignages, documents administratifs, correspondances et coupures de presse sont déposés comme preuves en plus des témoignages.

L'enquête est ajournée à deux reprises par la Cour du banc du roi, cour d'appel du Québec de l'époque, car jugée irrégulière par certains accusés. La plus longue suspension, entre mai 1951 et mars 1952, cesse avec une décision de la Cour suprême.

Les travaux de l'enquête se terminent le 2 avril 1953, et le juge Caron rend son jugement un an et demi plus tard, le 8 octobre 1954.

Une vingtaine de policiers écopent de peines allant de un à dix ans de prison et de 200 à 7000 $ d'amendes. Les chefs de police Albert Langlois et Fernand Dufresne sont jugés coupables et la Ville doit payer les frais de la procédure. Des conseillers municipaux sont critiqués pour leur laxisme, et le renvoi de Pacifique Plante en 1948 est jugé injustifié.

Enquête sur la moralité

• L'enquête Caron n'est pas la première à être réalisée sur les pratiques de la police. Entre 1895 et 1909, quatre enquêtes judiciaires ont lieu et dénoncent certains comportements des policiers montréalais. À cette époque, une escouade de mœurs est mise en place.

• En 1925, une autre commission d'enquête, menée par le juge Coderre, révèle des pratiques louches au sein de la police ainsi que l'existence de près de 300 maisons de prostitution.

• L'enquête Caron a organisé 335 séances. De septembre 1950 à avril 1953, 357 témoins sont entendus lors de ces séances. Des avocats, des conseillers municipaux, des policiers, des tenanciers, des souteneurs et des prostituées témoignent. L'enquête condamne des situations parfois vieilles de dix ans.

• Lors de l'enquête, une soixantaine d'avocats ou criminalistes représentent ceux qu'on accuse de corruption.

• En mars 1957, le directeur de police Langlois reprend ses fonctions après que la Cour du banc du roi, la cour d'appel de l'époque, eut cassé le jugement de l'enquête Caron à son égard.

• Les coûts de l'enquête Caron seront évalués à plus de 500 000 $, une somme astronomique pour l'époque.

Enquête sur la moralité

Média : Radio

Émission : Carrefour (radio)

Date de diffusion : 25 octobre 1954

Invité(s) : Pacifique Plante

Ressource(s) : Judith Jasmin

Durée : 13 min 09 s

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Dernière modification :
10 avril 2003


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