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Montréal, ville ouverte

Date de diffusion : 8 novembre 1972

Parmi les vices présents à Montréal au cours des années 1940, la prostitution est l'un des plus répandus. Les maisons de jeu abondent aussi, car la loterie est interdite par le gouvernement. Dans ces tripots, on joue aux cartes, aux dés, à la roulette et aux machines à sous. Autre fléau présent dans la ville, les drogues comme la cocaïne et l'héroïne font des ravages.

L'auteur d'une biographie de Pacifique Plante donne un portrait d'ensemble du monde interlope présent à Montréal dans les années 1940.

L'atmosphère qui règne change cependant rapidement. En janvier 1944, l'armée exige la fermeture des bordels sous peine d'interdire l'accès des militaires à Montréal. L'armée craint la transmission de maladies vénériennes par les prostituées. Les statistiques diffusées alors montrent le tort déjà causé. Entre 1940 et 1943, 4007 militaires auraient contracté ces maladies dans la région montréalaise.

La ville n'a pas d'autre choix que de réagir aux demandes de l'armée. À partir de 1944, les rafles policières et les arrestations se multiplient, et la plupart des lupanars ferment.
Mais le « vice » ne disparaît pas. Les prostituées des bordels envahissent les rues et continuent à pratiquer leur art. Des lieux de « perdition » comme les cabarets et les cafés-concerts continuent à pulluler.

Montréal, ville ouverte

• Comme toutes les grandes villes du monde, Montréal possède un quartier où est actif le monde interlope. Ce quartier, appelé le Red light district, est en expansion dès la deuxième moitié du XIXe siècle. Au fil des ans, on le retrouvera surtout entre la rue Sherbrooke et le Vieux-Montréal, du nord au sud, et bordé par les rues Saint-Denis et Bleury, de l'est à l'ouest.

• Le nom de Red light proviendrait des lanternes rouges qui pendaient à l'origine à l'entrée des maisons de prostitution.

• L'une des principales activités illégales présentes à Montréal est la contrebande d'alcool. Les boissons interdites sont vendues après l'heure permise dans des bars clandestins appelés blind pigs.

• Au début du XXe siècle, encouragée par la prohibition qui règne aux États-Unis jusqu'en 1933, Montréal devient une ville reconnue comme étant ouverte aux vices.

• Les « barbottes » forment le système le plus populaire de paris illégaux à l'époque. Des locaux désaffectés sont réquisitionnés par les bandits, des tables démontables y sont installées. Un fois les parieurs arrivés sur place, les paris durent moins d'une heure. Le jeu de dés est assez rapide pour vider les poches de la majorité des parieurs au profit de quelques-uns.

Montréal, ville ouverte

Média : Radio

Émission : Présent édition métropolitaine

Date de diffusion : 8 novembre 1972

Invité(s) : Jean-Louis Morgan

Ressource(s) : Pierre Chouinard

Durée : 1 min 50 s

Dernière modification :
10 avril 2003


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