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Survivre au deuil

Date de diffusion : 6 décembre 1994

Comment survit-on à la mort d'une fille, d'une sœur ou d'une amie, assassinée froidement par un Marc Lépine? Dans cet extrait, la mère et la sœur de Geneviève Bergeron, une victime du 6 décembre 1989, parlent du deuil. Les deux femmes estiment s'en être sorties à bon compte, alors que d'autres familles ne se sont jamais remises du drame. Thérèse Daviau, mère de Geneviève Bergeron, est alors vice-présidente de la Fondation des victimes du 6 décembre.

Mais toutes les familles ne s'en sortent pas aussi bien. Ainsi, un des étudiants de l'École polytechnique qui a vécu le drame du 6 décembre se suicide. Ses parents se suicideront à leur tour.

On a quelques fois reproché, par le biais des médias, aux hommes présents lors de la tuerie de n'avoir rien fait pour arrêter Marc Lépine. Ces reproches pèseront longtemps sur eux.

Chaque 6 décembre, des vigiles aux chandelles, concerts, expositions, messes et autres gestes commémoratifs ont lieu à travers le pays. Non loin de l'École polytechnique, à l'intersection des rues Decelles et Queen-Mary, la Place du 6-Décembre-1989 a été inaugurée en 1998. On y retrouve une œuvre réalisée par Rose-Marie Goulet et Marie-Claude Robert baptisée Nef pour quatorze reines. Toutes ces commémorations font partie du deuil collectif des Canadiennes et des Canadiens.

Survivre au deuil

• Thérèse Daviau, la mère de Geneviève Bergeron, a marqué la vie politique municipale montréalaise. En 1974, elle est élue conseillère municipale. Elle retourne aux études à l'âge de 33 ans. Avocate, elle revient en politique en 1990. Première femme chef de l'opposition officielle, elle est candidate à la mairie en 1998 pour le RCM. Elle quitte le parti – et la vie politique – quelques mois plus tard. Après la mort violente de sa fille, elle s'engage activement dans le combat contre la violence à l'égard des femmes et pour un meilleur contrôle des armes à feu. Elle meurt des suites d'un cancer le 1er février 2002.

• Deux ans après la tuerie de Polytechnique, des hommes canadiens ont décidé qu'il ne tenait qu'à eux de dénoncer la violence faite aux femmes. Chaque année, ils invitent les hommes et les garçons à porter un ruban blanc pour une ou deux semaines, du 25 novembre – Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes – au 6 décembre. Cette campagne du ruban blanc est suivie en Europe depuis l'année 2000, sous l'égide du Réseau européen d'hommes proféministes.

• En 1991, le Parlement canadien institue la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. Cette journée se tient depuis, chaque 6 décembre, et veut permettre de « faire un temps d'arrêt afin de réfléchir au phénomène de la violence à l'endroit des femmes et des jeunes filles dans notre société », peut-on lire dans le site Internet de Condition féminine Canada.

Survivre au deuil

Média : Télévision

Émission : Les Temps modernes

Date de diffusion : 6 décembre 1994

Invité(s) : Catherine Bergeron, Thérèse Daviau

Ressource(s) : Françoise Guénette

Durée : 11 min 33 s

Dernière modification :
25 novembre 2009


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