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La plus grande des peines

Date de diffusion : 8 décembre 1989

À l'instar de Pierre Bourgault, qui, deux jours après l'événement, affirme sa colère et sa peine, le Canada tout entier se demande ce qui a pu pousser un jeune homme de 25 ans à tuer de sang froid 14 femmes. Dans une lettre trouvée sur lui, il affiche clairement sa haine des femmes et de l'École polytechnique, qui avait refusé sa candidature.

Dans la lettre trouvée sur Marc Lépine, on peut lire : « Excusez les fautes. J'avais 15 minutes pour l'écrire. Veuillez noter que si je me suicide aujourd'hui 89/12/06 ce n'est pas pour des raisons économiques [-] mais bien pour des raisons politiques. Car j'ai décidé d'envoyer Ad Patres les féministes qui m'ont toujours gâché la vie. Depuis 7 ans que la vie ne m'apporte plus de joie et étant totalement blasé, j'ai décidé de mettre des bâtons dans les roues à ces viragos. »

Dès le lendemain de la tuerie de l'École polytechnique, la réflexion sur les motivations de Lépine commence. Pour certains, il ne s'agit que d'un fait divers, grave certes, mais un fait divers tout de même. Pour d'autres, l'homme a posé un geste politique dirigé contre les femmes et les acquis du féminisme. Rapidement, des voix s'élèvent, affirmant que le mouvement féministe est allé trop loin et que c'est lui qui a engendré Marc Lépine.

La plus grande des peines

• Dans la lettre du tueur, on retrouve les noms d'une quinzaine de femmes connues et moins connues qu'il disait vouloir tuer. Parmi celles-ci, on retrouve la journaliste Francine Pelletier, l'animatrice de radio Danielle Rainville, les syndicalistes Lorraine Pagé et Monique Simard, la première femme pompier au Québec, Monique Lanteigne, la femme d'affaires Birgit Scheel. Des policières auraient également été visées.

• La lettre de Marc Lépine a été publiée dans le quotidien montréalais La Presse un peu moins d'un an après la tuerie. Si on en connaissait l'esprit dès le 7 décembre 1989, elle n'a pas été rendue publique avant le 24 novembre 1990. Fallait-il la publier? Le journal a-t-il fait preuve de sensationnalisme ou a-t-il respecté le droit du public à l'information? Le bureau du coroner a blâmé le quotidien, alors que le Conseil de presse du Québec l'a soutenu.

La plus grande des peines

Média : Radio

Émission : Ici comme ailleurs

Date de diffusion : 8 décembre 1989

Ressource(s) : Pierre Bourgault, Michel Désautels

Durée : 16 min 01 s

Dernière modification :
5 juin 2006


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