Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Société · Criminalité et justice · Mafiaboy, pirate informatique

Mafiaboy, pirate informatique

Date de diffusion : 19 avril 2000

Le samedi 15 avril 2000, les policiers de la Gendarmerie royale du Canada arrêtent, en banlieue de Montréal, le pirate informatique de 15 ans qui se cache sous le pseudonyme de Mafiaboy. Du 7 au 14 février, l'adolescent a paralysé pendant des heures CNN.com et une dizaine de sites Web américains dont Yahoo!, eBay et Amazon.

Le 19 avril, le Téléjournal présente un résumé de l'affaire Mafiaboy. Le journaliste Jean-Hugues Roy explique ensuite à Stéphan Bureau la façon dont l'adolescent a commis ses méfaits.

Le 17 avril 2000, le pirate informatique comparait devant le tribunal de la jeunesse de Montréal. Il plaide non coupable à deux accusations de méfaits. Le juge le remet alors en liberté sous certaines conditions. Il lui est interdit d'utiliser un ordinateur sans la supervision d'un adulte et il ne peut plus se brancher au réseau Internet.

À Washington, la procureure générale Janet Reno demande aux tribunaux de punir sévèrement Mafiaboy. Elle estime que les entreprises touchées ont perdu plusieurs centaines de millions de dollars.

En janvier 2001, Mafiaboy revient sur sa décision et plaide coupable aux accusations portées contre lui.

Le 12 septembre, le juge Gilles Ouellet condamne le pirate informatique à huit mois de détention dans un centre pour jeunes contrevenants. La chambre de la jeunesse de la Cour du Québec lui permet, une fois libéré, d'utiliser un ordinateur et de surfer sur Internet. Jusqu'en juin 2004, il lui est interdit de « vendre » son histoire ou d'être interviewé par les médias.

Mafiaboy, pirate informatique

• Le 15 février 2000, le président Bill Clinton discute de stratégies pour protéger les sites Web américains contre les attaques de pirates, avec des spécialistes du réseau Internet et un ancien hacker. Il propose d'investir 2 milliards de dollars américains pour améliorer la sécurité sur Internet.

• De février à avril 2000, les policiers du FBI et de la GRC mettent le domicile de Mafiaboy sous surveillance électronique. La tâche des forces de l'ordre américaines et canadiennes est facilitée par le jeune homme lui-même : il se vante de ses exploits dans des échanges téléphoniques et sur Internet.

• Le 18 janvier 2001, à l'ouverture de son procès, Mafiaboy plaide coupable à 57 des 67 chefs d'accusation qui pèsent contre lui. (Voir le clip Mafiaboy reconnaît sa culpabilité.)

• Il est difficile d'estimer les coûts du crime de Mafiaboy. Selon le caporal Marc Gosselin, de la GRC, les attaques auraient entraîné des pertes de 7,5 millions de dollars américains. Au cours du procès, la défense soutient plutôt que les dommages causés aux entreprises n'auraient pas dépassé 25 000 dollars canadiens.

• Les attaques informatiques de Mafiaboy étaient du type « déni de service ». Le pirate a installé, dans des serveurs d'universités américaines, un logiciel déniché sur Internet permettant d'envoyer des milliers de demandes de connexion simultanées. Bombardés de messages, les serveurs des entreprises attaquées ont été paralysés pendant plusieurs heures, incapables de répondre à la demande.

• Comme l'exige la Loi sur les jeunes contrevenants, le nom du garçon a été gardé secret. Son identité n'a jamais été dévoilée.

Mafiaboy, pirate informatique

Média : Télévision

Émission : Le Téléjournal/Le Point

Date de diffusion : 19 avril 2000

Invité(s) : Yves Roussel, Jacques Viau

Ressource(s) : Stéphan Bureau, Claude Frigon, Jean-Hugues Roy

Durée : 4 min 13 s

Dernière modification :
12 mars 2008


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Un mot d'amour ravageur
Télévision
4 min 26 s
4 mai 2000
Le virus informatique « I love you » infeste les courriels de millions d'internautes.
Un virus s'éprend de Microsoft
Radio
6 min 20 s
4 mai 2000
Un professeur dénonce la faiblesse de l'entreprise Microsoft face aux assauts du virus « I love you ».