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Dernier service pour les « happy hours » en Ontario

Date de diffusion : 12 décembre 1984

Les « happy hours » font pourtant la joie des travailleurs après les heures de bureau. Qu'à cela ne tienne, la formule des « 5 à 7 », établie depuis à peine deux ans, est prohibée par le ministre des Relations avec les consommateurs, Bob Elgie. Désormais, il sera interdit pour les débits de boissons de vendre de l'alcool à prix réduit ou d'offrir deux consommations pour le prix d'une, peu importe l'heure de la journée. Seuls les établissements qui offrent des spectacles à leur clientèle seront épargnés par cette loi.

Campagne publicitaire choc, projet de loi toujours plus punitif pour les automobilistes fautifs, depuis quelque temps, le gouvernement ontarien met tout en œuvre pour décourager la conduite en état d'ivresse. Comme l'explique ce reportage, elle est la principale raison de la décision d'éliminer les « happy hours ». À l'approche des Fêtes, période durant laquelle le nombre d'automobilistes qui roulent malgré quelques verres de trop augmente considérablement, l'adoption de cette loi est d'autant plus significative.

Quelques jours plus tôt, aux États-Unis, l'État du Massachusetts prend les devants et interdit les « happy hours ». L'État du Michigan emboîte le pas quelques semaines plus tard. La consommation d'alcool est la principale cause de mortalité dans les accidents de la route. Entre 1977 et 1996, 35 000 automobilistes canadiens sont morts de cette façon. C'est plus de 1700 décès par année. En 1981, 61 % des conducteurs ontariens tués sur les routes avaient consommé de l'alcool. Ce chiffre a baissé à environ 40 % au début des années 1990. Les efforts pour enrayer ce fléau ont donc porté fruit.

Dernier service pour les « happy hours » en Ontario

En Ontario, la Loi sur les alcools est administrée par le Liquor Licence Board of Ontario (LLBO). C'est cet organisme qui régit l'obtention des permis d'alcool dans les établissements de la province.

Selon une enquête du gouvernement fédéral effectuée auprès de 1000 travailleurs canadiens, environ 200 d'entre eux ne boivent pas une goutte d'alcool et 544 sont des buveurs raisonnables, c'est-à-dire qu'ils prennent moins de 12 consommations en moyenne par semaine. Les 256 autres travailleurs, soit un Canadien sur quatre, sont considérés comme des buveurs excessifs et, sur ce nombre, 32 souffrent d'alcoolisme chronique.

Dans la plupart des pays industrialisés, le taux permis d'alcool dans le sang, pour un conducteur, varie entre 0,02 %, comme en Suède, et 0,10 %, comme dans certains États américains. Influencé par la politique de la Grande-Bretagne, le Code criminel du Canada a, depuis 1969, établi la limite à 0,08 %. Actuellement, plusieurs groupes de pression font front commun pour faire baisser la limite à 0,05 %. La mesure de l'alcoolémie chez une personne dépend de sa constitution. Au Canada, le taux permis est généralement dépassé après deux consommations.

Dernier service pour les « happy hours » en Ontario

Média : Télévision

Émission : Téléjournal

Date de diffusion : 12 décembre 1984

Invité(s) : Rose Courbet

Ressource(s) : Bernard Derome, Robert Fontaine

Durée : 1 min 35 s

Dernière modification :
21 juin 2005


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