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Des pressions américaines pour mettre fin au projet Arrow?

Date de diffusion : 21 novembre 1988

Le réacteur Iroquois venait d'être achevé deux semaines avant l'annulation du projet. L'Arrow aurait pu battre le record de vitesse et ainsi rendre l'annulation du projet difficile. Pire encore, dans le but de protéger des secrets militaires, l'ordre est donné de détruire les 37 appareils construits ou en voie de l'être, ainsi que tous les plans. Par qui? Le mystère demeure encore. Tous sont suspects dans cette histoire : le gouvernement Diefenbaker, Crawford Gordon, le président d'Avro, le gouvernement américain…

La croyance populaire veut que ce soit John Diefenbaker qui soit à blâmer pour la destruction des plans et des appareils. Mais d'après le ministre associé de la Défense de 1959 à 1963, Pierre Sévigny, ce n'est pas le cabinet du gouvernement Diefenbaker qui a donné l'ordre de tout détruire, mais plutôt Crawford Gordon. Dans une entrevue donnée à l'agence Presse canadienne en février 1998, Sévigny affirme même que les États-Unis ont offert leur soutien pour sauver le projet. D'après lui, les Américains souhaitaient équiper l'Aviation royale du Canada en finançant la construction de l'Arrow.

Sévigny affirme que le cabinet conservateur voulait les entreposer et conserver les plans pour une production ultérieure. Mais l'idée selon laquelle les Américains auraient tout gâché perdure toujours. Pourtant, des documents de la Défense, rendus publics en 1980, révèlent que le ministre de la Défense, le général Georges Peakes, et le général de l'armée de l'air, Hugh Campbell, ont eux-même ordonné la destruction de cinq avions et d'une partie des plans.

Des pressions américaines pour mettre fin au projet Arrow?

À l'automne 2001, une réplique de l'Arrow a été exposée au Musée aérospatial de Toronto. L'auteur de la réplique est Peck Duff, un ingénieur à la retraite de 76 ans. La réplique a été construite par des bénévoles à l'aide de matériaux donnés. Cette copie de l'Arrow vaut tout de même 500 000 dollars.

Malgré la destruction de tous les Arrow et de leurs plans, d'anciens ouvriers d'Avro ont réussi à sauver quelques pièces. Elles ont pu être vues au Musée canadien de la Guerre froide, plus connu sous le nom de « Diefenbunker », à Ottawa. Présentée du 20 mars au 18 mai 2002, l'exposition bilingue L'Arrow d'Avro : un rêve refusé, racontait l'histoire du mystérieux projet.

Des pressions américaines pour mettre fin au projet Arrow?

Média : Radio

Émission : Radiojournal

Date de diffusion : 21 novembre 1988

Ressource(s) : Marc Fillion

Durée : 50 s

Dernière modification :
11 mars 2008


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