Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Sciences et technologies · Sciences appliquées · La victime grinçait des dents

La victime grinçait des dents

Date de diffusion : 26 février 2005

Très dures, les dents peuvent résister à des incendies qui réduisent les os en cendre. Le coroner peut donc avoir recours à l'odontologue, un spécialiste de l'identification dentaire, dans le cas où les cadavres sont retrouvés en piteux état, notamment après une explosion ou un écrasement d'avion.

En février 2005, l'émission Justice abordait le sujet de la dentisterie légale. Pour l'occasion, la journaliste Katherine Tremblay a rencontré Robert Dorion, l'odontologue du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec.

La forme des mâchoires, les plombages ou les prothèses d'une victime inconnue donnent des indices précieux à l'odontologue. Les données dentaires peuvent indiquer le sexe d'une personne, son ethnie, son âge, et même révéler si elle était droitière ou si elle fumait la pipe. Dans certains cas, une seule dent permet à l'odontologue d'établir le profil dentaire d'un individu.

L'existence d'un dossier dentaire récent facilite l'identification d'une victime. Ce document produit par les dentistes contient des radiographies et de nombreux détails sur les dents de leurs clients.

Le dentiste judiciaire joue aussi un rôle dans l'identification des traces de morsure. La marque laissée sur la peau par une morsure peut renseigner sur le propriétaire d'une mâchoire.

Lorsque l'empreinte de la morsure est assez claire, le spécialiste vérifie si elle possède certaines irrégularités. Afin de comparer la marque avec les dents d'un suspect, l'odontologue la documente et la photographie. La création d'un moulage à partir de la dentition d'une personne suspectée lui permet de voir s'il y a concordance avec les traces de morsure.

La victime grinçait des dents

• Aucun être humain n'a la même dentition, pas même les jumeaux.

• En plus d'être odontologue légal, le dentiste Robert Dorion consacre trois jours par semaine à sa pratique privée et enseigne la dentisterie à l'Université de Montréal. Au Canada, seuls trois autres dentistes pratiquent l'odontologie légale.

• Robert Dorion se spécialise dans l'étude des morsures. Dans les années 1980, il a développé une technique de moulage en acrylique qui permet de conserver l'empreinte laissée par les dents sur la peau d'une victime.

• Les anthropologues judiciaires travaillent à retrouver l'identité de victimes dont il ne reste que des fragments d'os. Les ossements peuvent indiquer l'âge au moment de la mort, le sexe, la taille et les maladies dont souffrait une personne.

• Auteur du livre Déjà Dead, Kathy Reichs s'est inspirée de son travail d'anthropologue judiciaire à Montréal pour écrire ses romans policiers. (Voir le clip Une rencontre avec Kathy Reichs.)

• En plus des fiches dentaires, des empreintes digitales et des portraits-robots, un visage reconstitué en argile par un artiste permet parfois d'identifier un cadavre en très mauvais état. (Voir le clip Reconstituer le visage d'un mort.)

• Les infographistes de la police scientifique se servent de programmes d'ordinateur sophistiqués pour identifier des visages flous de criminels captés par des caméras de surveillance. (Voir le clip Transformer une image floue en une preuve claire.)

La victime grinçait des dents

Média : Télévision

Émission : Justice

Date de diffusion : 26 février 2005

Invité(s) : Robert Dorion

Ressource(s) : Madeleine Roy, Katherine Tremblay

Durée : 5 min 32 s

Dernière modification :
9 février 2006


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Wilfrid Derome, médecin légiste
Radio
15 min 08 s
En 1914, Wilfrid Derome fonde le premier laboratoire de médecine légale d'Amérique du Nord.
Éclaircir l'énigme
Télévision
9 min 28 s
Par leurs observations, les experts en science judiciaire précisent les causes d'une mort suspecte.