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Balles délatrices

Date de diffusion : 25 novembre 2001

Les projectiles et les douilles retrouvés sur les lieux d'un homicide aident les enquêteurs à retracer l'arme d'un crime. Les experts en identification d'armes à feu examinent les rainures laissées par le canon sur les balles.

En novembre 2001, Découverte s'intéresse au travail d'analyse des stries et des rayures présentes sur les balles meurtrières. Le journaliste Jean-Pierre Rogel recueille les propos de Jean-Paul Ménard, expert en armes à feu du Centre des sciences judiciaires de l'Ontario, sur la manière dont il mène son enquête scientifique.

En laboratoire, les spécialistes des armes à feu, appelés aussi experts en balistique, étudient les balles afin de préciser le calibre et la marque de l'arme utilisée par un meurtrier.

Quand l'arme d'un crime est retrouvée, les scientifiques la chargent et tirent dans un réservoir. Ensuite, ils comparent les stries et les rayures laissées sur la balle témoin avec celles des projectiles récupérés par les policiers. Un examen des balles par ordinateur ou au microscope détermine si l'arme suspecte est bel et bien celle du crime.

L'informatique facilite grandement le travail des experts en balistique. Une société montréalaise spécialisée en technologies judiciaires, Forensic Technology, est à l'origine d'un important système d'identification de projectiles. En 1990, elle crée IBIS, un outil informatique d'analyse des balles et des douilles trouvées par les policiers.

Adoptée par plus de 37 pays, la base de données IBIS permet aux experts en armes à feu d'établir rapidement des concordances entre différentes images numériques de projectiles.

Balles délatrices

• En 1889, le chercheur Alexandre Lacassagne, de l'université de Lyon, démontre l'association possible entre les stries sur une balle et les rainures du canon de l'arme à feu qui l'a tirée.

• En 1929, à Chicago, l'expert en armes à feu Calvin Goddard retrace les mitraillettes utilisées par les auteurs du célèbre massacre de la Saint-Valentin. L'analyse des douilles trouvées sur les lieux du crime permet d'identifier les coupables, une bande de tueurs engagés par Al Capone.

• En plus d'étudier les cartouches des armes, les experts en balistique analysent les résidus de tirs et la trajectoire des projectiles. Ils vérifient aussi le fonctionnement des armes et déterminent si elles sont légales.

• La Société de la faune et des parcs du Québec demande souvent l'expertise des spécialistes en armes à feu pour retracer les braconniers.

• En 2004, la division balistique du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec avait 1400 dossiers en attente de traitement. Les spécialistes en armes à feu du laboratoire réalisent une moyenne de 1100 expertises par année.

• L'« armathèque » du laboratoire judiciaire du Québec tente de conserver un exemplaire de chaque modèle d'arme. En 2005, elle compte plus de 3000 armes à feu : des carabines, des fusils de chasse, des revolvers et même un canon de calibre 410 dissimulé dans un parapluie…

Balles délatrices

Média : Télévision

Émission : Découverte

Date de diffusion : 25 novembre 2001

Invité(s) : Jean-Paul Ménard, Robert Walsh

Ressource(s) : Jean-Pierre Rogel, Charles Tisseyre

Durée : 9 min 02 s

Dernière modification :
9 février 2006


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