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Les secrets d'un cadavre

Date de diffusion : 16 octobre 1985

Asphyxie d'une femme dans son lit, noyade d'un motard, assassinat d'un jeune homme dans sa demeure : la mort est parfois accidentelle, parfois suspecte. Peu importe l'état du cadavre, le médecin légiste mène son enquête pour trouver la cause du décès.

En 1985, Anne-Marie Dussault rencontre des pathologistes qui pratiquent les autopsies en cas de mort inexpliquée. L'une des premières femmes dans ce domaine, Teresa Sourour, lui confie que, même si son métier la passionne, elle trouve difficile d'examiner certains corps, en particulier ceux d'enfants maltraités. Attention, certaines images peuvent choquer.

Lorsqu'il reçoit une dépouille, le pathologiste tente d'abord d'identifier la victime, de déterminer son âge, son sexe et ses caractéristiques physiques. Aidé par des techniciens, il lui enlève ensuite ses vêtements et scrute son corps afin de trouver toutes marques de coup ou de blessure.

Par la suite, le médecin légiste procède à la dissection du cadavre. Pour y arriver, les techniciens pratiquent une incision sur le torse afin de rendre accessibles les parties internes du corps. Des échantillons de cerveau, d'organes et de fluides internes sont prélevés pour analyse en laboratoire.

Les secrets d'un cadavre

• Des centaines d'autopsies se pratiquent chaque année au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de la rue Parthenais, à Montréal. En 2003-2004, les quatre pathologistes du laboratoire ont effectué 592 autopsies.

• Pour compléter l'analyse de la dépouille, les médecins légistes envoient aux biologistes du laboratoire d'histologie des morceaux de peau ou d'organes. À partir d'un fragment du cœur, les scientifiques peuvent déceler si quelqu'un est mort d'une crise cardiaque ou d'un accident.

• L'hiver rend la tâche plus difficile aux assistants des médecins légistes. Les couches de vêtements sont difficiles à enlever des corps ayant séjourné à l'extérieur.

• La médecine légale joue parfois un rôle social. Par le passé, des pathologistes ont suggéré à des fabricants une modification des barreaux des lits de bébé, proposé aux dentistes de ne pas laisser de cotons dans la bouche des patients sous anesthésie générale. Ils ont aussi confirmé au gouvernement les avantages de la ceinture de sécurité.

• Habituellement, et idéalement, les autopsies se pratiquent quelques heures après une mort suspecte.

• Lorsqu'un cadavre passe plus de 72 heures dans la nature, la justice peut demander l'aide des entomologistes judiciaires. Ces scientifiques peuvent établir le moment où un meurtre fut commis d'après l'analyse des insectes trouvés sur un cadavre. (Voir le clip Des insectes révélateurs.)

Les secrets d'un cadavre

Média : Télévision

Émission : Contrechamp

Date de diffusion : 16 octobre 1985

Invité(s) : Richard Authier, Robert Gagnon, Yasmine Herroud, Georges Miller, Teresa Sourour

Ressource(s) : Anne-Marie Dussault

Durée : 19 min 02 s

Dernière modification :
9 février 2006


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