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Le projet Babylone

Date de diffusion : 5 février 1991

Après l'échec du projet HARP et ses démêlés avec la justice américaine au début des années 1980, Bull est dépité. Il se sent abandonné par le Canada et les États-Unis. Un an après sa mort, sa femme et ses enfants ont accepté de parler à Anne-Marie Dussault. Ils lui expliquent comment Bull a fini par travailler pour Saddam Hussein, un des rares leaders qui croyait à son projet de super-canon.

À la fin de la guerre Iran-Irak, en 1988, Saddam Hussein a de nombreuses ambitions pour son pays. Outre qu'il souhaite développer l'industrie militaire irakienne, le dictateur est bien décidé à ce que son pays possède des satellites. Comme l'explique Anne-Marie Dussault, c'est une question de prestige, « c'est une manière de s'imposer comme leader dans le monde arabe ». Bull a alors l'impression d'avoir une nouvelle chance de réaliser son rêve de super-canon.

Pour réaliser le projet Babylone, un canon géant de 15 000 tonnes capable de lancer de petites charges utiles dans l'espace, Bull comptait en fait construire trois canons. Un premier canon à l'échelle de 1/3 (soit d'un diamètre de 350 mm) a été construit dans le nord de l'Irak. Quant au deuxième, qui devait être réalisé en grandeur réelle et servir à préparer le modèle définitif, il n'a jamais vu le jour.

Le projet Babylone

• Bien que de nombreux observateurs soutiennent que le super-canon irakien aurait pu être une arme dévastatrice, certains pensent plutôt qu'il n'aurait eu aucune utilité militaire. Stephen Bull croit que cela n'aurait eu aucun sens d'investir autant d'argent dans tel un instrument à des fins militaires. En effet, en plus de ne permettre qu'un seul tir par jour, le super-canon aurait été facilement repérable et donc détruit très rapidement par l'aviation d'éventuels adversaires.

• Après la guerre du Golfe, les inspecteurs en désarmement de l'ONU ont démantelé ce qu'il restait du super-canon expérimental « Baby Babylone ». Ce dernier avait déjà été bombardé dès les premières heures du conflit.

• Le 2 avril 1990, soit quelques jours après l'assassinat de Gerald Bull, Saddam Hussein a rendu hommage au scientifique canadien lors d'une réunion avec ses généraux.

• Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Gerald Bull aurait été un pacifiste, si l'on en croit les propos de son fils Stephen. Sauf qu'il pensait que « les guerres s'évitaient s'il y avait un équilibre des forces ». En ce sens, il croyait juste et nécessaire d'aider les pays du tiers-monde à se doter d'une industrie militaire.

Le projet Babylone

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 5 février 1991

Invité(s) : Ezio Bonsignore, Michel Bull, Noemi Bull, Stephen Bull, Jean Giraudet, Luis Palacio, John Pike

Ressource(s) : Simon Durivage, Anne-Marie Dussault, Madeleine Poulin

Durée : 24 min 55 s

Dernière modification :
16 mars 2010


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