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Gerald Bull : l'homme d'un rêve et d'une obsession

Date de diffusion : 7 février 1991

En plus de son rêve de super-canon, Bull avait, depuis 1980, une obsession. Il voulait prouver son innocence dans une sombre histoire de trafic d'armes avec le régime d'apartheid, nous apprend la journaliste Anne-Marie Dussault. C'est en 1980 que le scandale éclate : Bull et son entreprise sont accusés par les États-Unis d'avoir vendu 30 000 obus à l'Afrique du Sud en dépit de l'embargo décrété par le gouvernement américain.

S'il ne nie pas les faits, Bull soutient par contre que ces obus ne contenaient pas de technologie américaine et qu'il n'y avait donc pas infraction à la loi. La justice américaine en décidera autrement et le condamnera à 55 000 dollars d'amende et à six mois de prison. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Selon Gerald Bull et son fils Stephen, la Space Research Corporation a surtout servi de bouc émissaire dans cette affaire.

Selon eux, les gouvernements canadiens et américains se sont servis de la vente de ces obus pour détourner l'attention du fait que la cargaison saisie contenait – à la demande des services secrets américains – des chars d'assaut canadiens. Il faut savoir qu'à cette époque la CIA soutenait clandestinement le régime d'apartheid contre la faction communiste au pouvoir en Angola. Bref, Bull a eu le sentiment d'avoir été piégé.

Gerald Bull : l'homme d'un rêve et d'une obsession

• Après avoir purgé quatre mois de prison, Gerald Bull est un homme blessé. En plus de l'impression d'avoir été trahi, il connaît de graves difficultés financières puisque le Pentagone et le ministère de la Défense du Canada ont cessé de faire affaire avec sa compagnie. Amer, il quitte le continent nord-américain pour aller s'installer à Bruxelles, en Belgique.

• Dans son livre Les canons de l'Apocalypse, Normand Lester soutient que des spécialistes des questions militaires lui ont confirmé « que l'Afrique du Sud a obtenu clandestinement en 1978 au moins cent chars Centurion désuets ».

• En 1982, un rapport du Congrès américain concluait que la CIA était alors « davantage préoccupée par ses activités en Angola et en Afrique du Sud que par le respect de l'embargo », rapporte Anne-Marie Dussault.

• Outre la vente d'obus, Gerald Bull a réalisé d'autres échanges à caractère militaire avec l'Afrique du Sud. Durant les années 1970, des représentants de la société sud-africaine Armscor sont même venus à Highwater pour copier son canon de 155 mm. À la suite de cela, le développement du G5 a permis à l'Afrique du Sud de devenir un important exportateur d'armes.

Gerald Bull : l'homme d'un rêve et d'une obsession

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 7 février 1991

Invité(s) : Bernard Adam, Michel Bull, Noemi Bull, Stephen Bull, Dale Grant, Charles Murphy, Jean O’Neil, Luis Palacio

Ressource(s) : Simon Durivage, Anne-Marie Dussault

Durée : 17 min 32 s

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Dernière modification :
7 octobre 2008


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