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Défis techniques du bras canadien

Date de diffusion : 18 avril 1981

Intermédiaire entre la société Spar et la NASA, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) reçoit le mandat de superviser le projet Canadarm, entièrement financé par le gouvernement fédéral.

Quelques mois avant la première envolée du bras canadien dans l'espace, le président du Conseil national de recherches, Larkin Kerwin, explique les besoins auxquels doit répondre cette contribution canadienne. Il parle aussi d'éventuelles applications terrestres pour l'invention.

L'un des usages principaux du bras robotisé est de lancer des satellites en orbite. Il peut également inspecter la navette ainsi que récupérer des satellites en panne.

Pour effectuer ces manœuvres, le bras se déploie à partir de la soute de la navette. Une fois déplié, il peut saisir des charges de la taille d'un autobus. Une caméra au bout du bras et une autre au coude aident les astronautes, opérant depuis l'intérieur de la navette, à manipuler le robot.

Depuis le début des années 1980, le Canada est reconnu mondialement dans trois domaines de l'aérospatiale. La conception et la fabrication de satellites de télécommunications lui donnent d'abord la possibilité de percer dans l'industrie aérospatiale. Puis, la robotique spatiale permet au Canada de participer au programme de navettes spatiales américaines et d'envoyer des astronautes dans l'espace. Enfin, le pays se spécialise dans la télédétection par satellites, soit l'observation de la Terre par la prise d'images satellites.

Défis techniques du bras canadien

• En février 1981, le bras canadien est livré à la NASA lors d'une cérémonie aux ateliers de Spar Aerospace, à Toronto. C'est à cette occasion que le président du CNRC, Larkin Kerwin, baptise le bras télémanipulateur du nom de Canadarm. Après la réception, le robot est transporté par camion au Kennedy Space Center en Floride.

• À la livraison du bras, la NASA s'engage à payer 75 millions de dollars pour la construction de trois nouveaux exemplaires.

• Le programme de vol des navettes américaines s'amorce avec le lancement de Columbia, en avril 1981. Le Canadarm est alors absent de la soute de la navette.

• Le premier décollage de la navette Columbia crée de telles secousses qu'un certain nombre de ses 34 000 tuiles de protection thermique se détachent. Les ingénieurs craignent que les grandes pressions requises pour placer en orbite la navette n'abîment le Canadarm. Il faut donc le rendre capable de résister aux forces imposées par le lancement.

• Le Conseil national de recherches finance le bras robotique en prélevant 750 000 $ sur le budget réservé à l'étude des énergies de substitution.

• Entre 1972 et 1983, les dépenses annuelles du Canada pour la conquête de l'espace passent de 30 à 130 millions. À titre comparatif, en 1983, la France investit 460 millions, le Japon 630 millions et les États-Unis 7 milliards dans leur programme spatial respectif.

Défis techniques du bras canadien

Média : Radio

Émission : Antenne 5

Date de diffusion : 18 avril 1981

Invité(s) : Larkin Kerwin

Ressource(s) : Jean-Marc Carpentier, Réginald Martel

Durée : 6 min 49 s

Dernière modification :
16 avril 2008


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