Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Sciences et technologies · Exploration spatiale · Challenger 1984 : bilan de la mission 41-G

Challenger 1984 : bilan de la mission 41-G

Date de diffusion : 14 octobre 1984

Beaucoup de travail est accompli dans ce voyage par Marc Garneau. Il y fait une dizaine d'expériences scientifiques touchant les sciences spatiales et les sciences de la vie. Il effectue des mises au point sur un système de vision spatial et expérimente les effets qu'a l'apesanteur sur différents matériaux. Il participe également à des expérimentations liées à l'adaptation de l'homme dans l'espace.

Des essais en vue d'une future expérience sur le système de vision artificielle sont réalisés par Marc Garneau. Ce système robotisé permet à un astronaute de s'approcher et de saisir ou d'assembler plus facilement des satellites ou d'autres structures dans l'espace. Le rôle de Garneau lors des essais consistait à manipuler des caméras de télévision afin d'enregistrer la position à partir de quatre cibles fixées sur le satellite américain ERBS. La position, l'orientation et la vitesse du satellite par rapport aux caméras ont pu être calculées grâce aux informations transmises au Johnson Space Center à Houston.

Les six expériences sur l'adaptation spatiale étudient les problèmes que connaissent les astronautes en apesanteur et les traitements possibles pour contrer ces maux. Parmi les difficultés connues par les astronautes, le mal de l'espace est créé par la modification des réflexes dans l'espace. Pour étudier ce malaise, les réactions de Garneau à la suite de mouvements des yeux ou du corps sont analysées. Le sens de l'orientation de l'astronaute est aussi observé. Le mal de l'espace touche plus de 40 % des astronautes, généralement au cours des trois premiers jours d'une mission.

Challenger 1984 : bilan de la mission 41-G

• Tout n'a pas parfaitement fonctionné lors de la mission 41-G. Une partie des images prises par le radar TDRS sont perdues à cause d'un problème de transmission des données. Seulement quatre heures d'images satellites ont réussi à être prises, dont des images très claires de Montréal.

• Le 13 octobre, au retour de la navette, on craint que l'ouragan Josephine n'oblige la navette à se poser à la base Edwards plutôt qu'à Cap Canaveral. Le retour est plus fatigant que le décollage. Les astronautes doivent se réhabituer au poids que crée la gravité sur le corps.

• L'hygiène corporelle prend plus de temps dans l'espace que sur la Terre. Pour réussir à dormir les huit heures par jour accordées, les astronautes doivent s'attacher sur une paroi de la cabine avec des bandes velcro.

• Malgré un horaire très chargé, les astronautes ont aussi droit à deux heures de loisirs par jour. Pour le voyage, chaque astronaute peut apporter six cassettes de musique. Marc Garneau opte pour de la musique classique : Bach, Händel, Pachelbel et Beethoven.

• Onze missions américaines dans l'espace après celle où participait Marc Garneau, la navette Challenger explose. Le 28 janvier 1986, la communication entre le Kennedy Space Center, en Floride, et la navette transportant les sept astronautes de la mission 51-L prend fin 73 secondes après le décollage. Le vol avait déjà été reporté à plusieurs reprises.

• La mise à feu des navettes et leur retour sont les deux phases les plus dangereuses des vols spatiaux. Au retour, il faut que la navette ait la bonne inclinaison pour franchir la couche de l'atmosphère.

Challenger 1984 : bilan de la mission 41-G

Média : Radio

Émission : Aujourd'hui la science

Date de diffusion : 14 octobre 1984

Invité(s) : Karl Doetsch, Marc Garneau, Bernard Gingras, Bernard Poirier

Ressource(s) : Jean-Marc Carpentier, Yanick Villedieu

Durée : 10 min 50 s

Dernière modification :
13 juin 2008


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip