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Le Québec, un cas à part

Date de diffusion : 29 septembre 1982

Au début des années 1980, les neuf autres provinces canadiennes, et plus particulièrement les Maritimes et l'Ontario, continuent de fonctionner avec les comités instaurés par la loi de 1969. Si la question semble réglée au Québec, explique le Dr Morgentaler au micro d'Élizabeth Gagnon, c'est dans le reste du Canada qu'il faut maintenant mener le combat.

Le Dr Henry Morgentaler décide de mener son combat pour le libre choix dans le reste du pays. « La loi sur l'avortement est une mauvaise loi », continue-t-il d'affirmer. Pour lui, il s'agit de lutter contre la souffrance physique et morale.

La chronique judiciaire du Dr Morgentaler dans les autres provinces canadiennes dure presque tout au long de la décennie 1980. En 1983, il est accusé pour avoir ouvert une clinique d'avortement à Winnipeg, au Manitoba, puis à Toronto, en Ontario. L'année suivante, un jury torontois l'acquitte. Mais la Cour d'appel de l'Ontario décide d'ordonner un nouveau procès. En 1986, Henry Morgentaler fait appel du jugement ontarien devant la Cour suprême du Canada.

Le Québec, un cas à part

• La première référence à l'avortement dans les textes de loi canadiens date de 1803 : l'avortement est considéré comme une offense mineure avant le cinquième mois. Après ce délai, il est passible de la peine capitale pour l'avortée et l'avorteur.

• En 1869, la loi se renforce : la personne pratiquant ou subissant un avortement est passible de l'emprisonnement à perpétuité; une femme pratiquant son propre avortement risque sept ans de prison.

• À partir de 1892, la distribution d'information et de matériel contraceptif devient illégale.

• En 1968, le Vatican publie l'encyclique Humanae Vitae qui indique que l'objectif du mariage est la reproduction:  on ne peut donc « empêcher la famille ». Par contre, la méthode Ogino, dite du calendrier, est permise.

• En France, l'accès à l'interruption volontaire de grossesse est reconnu par la loi n°75.17 du 17 janvier 1975, appelée communément « loi Veil », du nom de la ministre de la Santé, Simone Veil. Tout comme Henry Morgentaler, Simone Veil a été déportée dans le camp de concentration d'Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le Québec, un cas à part

Média : Radio

Émission : La Vie quotidienne

Date de diffusion : 29 septembre 1982

Invité(s) : Henry Morgentaler

Ressource(s) : Elizabeth Gagnon

Durée : 12 min 30 s

Dernière modification :
4 mars 2009


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