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Bilan de la réforme Rochon

Date de diffusion : 21 septembre 1998

À la fin des années 1990, lutte au déficit et diminution des transferts fédéraux entraînent la suppression de plus de 1 milliard de dollars de crédits dans le budget de la santé au Québec. Les changements sont inévitables. La réforme, menée au rythme des compressions budgétaires, est orchestrée par le ministre de la Santé, Jean Rochon.

Les fermetures et les fusions d'hôpitaux se succèdent, les départs à la retraite se multiplient, l'heure est à la diminution des dépenses. Le « virage ambulatoire » est amorcé, afin de réduire le temps d'hospitalisation. Toutefois, ces restrictions se traduisent aussi par l'allongement des listes d'attente, la pénurie du personnel soignant et, au total, par un effritement de la confiance de la population à l'égard du système de santé. En 1998, Stéphan Bureau trace un bilan de la réforme avec son invité, le ministre Jean Rochon.

En 1985, Jean Rochon se voit confier la présidence de la Commission d'enquête sur les services de santé et les services sociaux par le ministre péquiste Guy Chevrette. C'est toutefois au ministre libéral Marc-Yvan Côté qu'il incombera de concrétiser les recommandations du rapport Rochon, déposé en 1987.

En 1991, le ministre Côté adopte une nouvelle loi sur la santé et les services sociaux. La réforme entraîne la création de régies régionales dans le but de décentraliser les budgets de la Régie de l'assurance maladie (RAMQ). Elle propose aussi d'imposer un « ticket orienteur » afin de pénaliser le recours injustifié aux salles d'urgence. Cette idée, toutefois, sera abandonnée en raison du refus d'Ottawa.

Bilan de la réforme Rochon

• Après des études de médecine à l'Université Laval, Jean Rochon part en 1968 pour Harvard étudier la santé publique. Il consacre sa thèse de doctorat à l'étude de la commission Castonguay-Nepveu sur la santé et le bien-être social. De retour à Québec après l'obtention de son doctorat, il y ouvre une clinique de médecine familiale.

• Le 18 décembre 1987, le président de la Commission d'enquête sur les services de santé et les services sociaux dépose son rapport. Jean Rochon s'envole alors pour Copenhague où il occupera le poste de directeur de la région Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pendant cinq ans. Élu député du Parti québécois aux élections de 1994, Jean Rochon est nommé ministre de la Santé et des Services sociaux le 26 septembre 1994.

• En septembre 1998, le Collège des médecins critique sévèrement la réforme Rochon, concluant dans un rapport que les compressions draconiennes ont conduit à l'« improvisation » et à « plusieurs lacunes », notamment l'allongement des listes d'attente et la démotivation du personnel médical.

Bilan de la réforme Rochon

Média : Télévision

Émission : Le Téléjournal/Le Point

Date de diffusion : 21 septembre 1998

Invité(s) : Marc-Yvan Côté, Jean Rochon

Ressource(s) : Louise Beaudoin, Stéphan Bureau

Durée : 16 min 12 s

Dernière modification :
22 juillet 2010


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