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Pour l'eau potable la plus propre au monde

Date de diffusion : 29 octobre 2002

Le 29 octobre 2002, dans la foulée des recommandations de la commission d'enquête sur la tragédie de Walkerton, le ministre ontarien de l'Environnement dépose un projet de loi sur la qualité de l'eau. Cette législation veut garantir aux citoyens l'eau potable « la plus propre et la plus sécuritaire au monde », annonce le ministre Stockwell, ajoutant qu'un budget de 500 millions de dollars est prévu pour garantir la sécurité de l'eau.

Le journaliste Claude Bernatchez explique à l'animateur de Sans frontières les principaux changements prévus par le projet de loi.

La Loi sur la salubrité de l'eau potable est adoptée à l'unanimité à Queen's Park, le 10 décembre 2002. L'Ontario se dote ainsi d'un cadre juridique afin d'assurer la qualité de l'eau, de la source jusqu'au robinet.

En vertu de la loi, les municipalités devront facturer les coûts réels de leur gestion aux consommateurs, selon le principe de l'utilisateur-payeur. Dans son rapport d'enquête, le juge O'Connor estimait ce coût à 19 $ par ménage par année. La nouvelle législation cible également la formation, imposant la certification des employés des services publics.

D'autres provinces canadiennes tirent les leçons du drame de Walkerton. En juin 2001, le Québec adopte une nouvelle réglementation de l'eau potable dont l'application est évaluée à 660 millions de dollars. Le dernier règlement en ce domaine remontait à 1984. Des normes plus sévères, « parmi les plus sécuritaires en Amérique du Nord » sont instaurées, notamment le contrôle obligatoire des bactéries E. coli. En 2002, la province se dote finalement d'une politique nationale de l'eau.

Pour l'eau potable la plus propre au monde

• Une enquête réalisée par Statistique Canada en 1994 révèle que 20 % des ménages canadiens utilisaient un filtre ou un purificateur pour leur eau potable, comparativement à 14 % en 1991. Cette augmentation reflète une certaine méfiance à l'égard de l'eau du robinet, cela même avant les événements de Walkerton.

• Au Québec, pas moins de 600 avis de faire bouillir l'eau ont été émis en 1999. Dans deux cas sur trois, ces alertes touchaient des villages de moins de 2000 habitants, car ils ne disposent ni de l'équipement ni du personnel qualifié pour traiter l'eau potable.

• En 2004, les citoyens du village de Shannon, près de la base militaire de Valcartier au Québec, ont été intoxiqués par le TCE, un solvant déversé dans la nappe phréatique qui alimente en eau potable la communauté.

• En 2000, l'eau du robinet de 650 000 Québécois n'avait subi aucun traitement préalable. Plus de 900 000 citoyens recevaient quant à eux une eau qui a été seulement chlorée.

• Au Québec, 10 % de la population s'approvisionne à même des puits privés qui constituent un terrain propice à la propagation de virus.

Pour l'eau potable la plus propre au monde

Média : Radio

Émission : Sans frontières

Date de diffusion : 29 octobre 2002

Invité(s) : Ernie Eves, Chris Stockwell

Ressource(s) : Claude Bernatchez, Michel Désautels

Durée : 8 min 07 s

Dernière modification :
29 février 2008


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