Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Santé · Santé publique · Présence d'OGM?

Présence d'OGM?

Date de diffusion : 25 mai 2003

Si, en France, il est obligatoire d'indiquer la présence d'OGM sur l'étiquette des produits alimentaires, il en va autrement au Canada où l'étiquetage est volontaire. Difficile donc pour le consommateur de s'y retrouver et de savoir ce qu'il a dans son assiette. Devant ce manque de transparence en matière d'étiquetage des produits transgéniques, peut-on encore parler de choix du consommateur? Le journaliste Mario Masson a rencontré Sonia Béland, une consommatrice québécoise.

« Avoir de l'information disponible pour les gens, c'est ce qui nous manque », affirme Sonia Béland. Or, le consommateur est tributaire des informations que les multinationales de l'agroalimentaire veulent bien divulguer. « Ce manque d'information explique les réticences des consommateurs vis-à-vis des biotechnologies et le manque sérieux d'information sur le sujet », selon David Byrne, le commissaire européen chargé de la protection de la santé des consommateurs.

Au Canada, c'est le principe d'équivalence qui règne en matière d'OGM. Pour recevoir l'autorisation de Santé Canada, un aliment génétiquement modifié doit être aussi nutritif qu'un aliment conventionnel, et il ne doit pas être plus toxique. Les entreprises ont la possibilité de mentionner la présence d'OGM sur leurs produits. Mais peu d'entre elles s'y risquent, par crainte de voir baisser leurs ventes. Difficile de faire accepter les OGM à des consommateurs réticents

« Si les OGM sont si bons, pourquoi les étiquettes ne mentionnent-elles pas les aliments transgéniques qu'ils contiennent? » s'exclame Myriam van Gool, de Greenpeace, pour qui les consommateurs sont des cobayes. Si l'étiquetage et donc la transparence de l'information permettent au consommateur de choisir en connaissance de cause, encore faut-il que le contenu mentionné sur l'étiquette soit vérifiable.

Présence d'OGM?

• Le 11 septembre 2003, le traité concernant l'étiquetage des cultures génétiquement modifiées entre en vigueur. Il est signé par 111 pays, excepté les États-Unis, la première puissance transgénique mondiale.

• Le protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques (aussi appelé protocole sur la biosécurité) reconnaît le bien-fondé du principe de précaution et impose la transparence des informations.

• Les principales cultures génétiquement modifiées se retrouvent aux États-Unis, au Canada et en Argentine, où 98 % du soja est modifié génétiquement. En 1998, les États-Unis comptaient un peu plus de 20 millions d'hectares de cultures OGM, l'Argentine 4,3 millions et le Canada 2,8 millions. Les États alliés commercialement avec les États-Unis sont favorables aux OGM. Parmi eux : l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Mexique et l'Australie.

• La « révolution transgénique » fait route vers le Sud. En 2004, le Brésil plante plus de 5 millions d'hectares de soja modifié. Les Sud-Africains cultivent 155 000 hectares de maïs génétiquement modifié destiné à la consommation humaine. Quant à la Chine, elle s'apprête à commercialiser trois variétés de riz transgéniques.

Présence d'OGM?

Média : Télévision

Émission : 5 sur 5

Date de diffusion : 25 mai 2003

Invité(s) : Sonia Béland, Mario Masson

Ressource(s) : Benoît Giasson

Durée : 9 min 31 s

Dernière modification :
6 mars 2009


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Entente à Asilomar
Radio
3 min 50 s
En 1975, les généticiens du monde entier établissent un code de conduite pour la recherche génétique.
Et l'homme créa la nature
Télévision
19 min 19 s
En modifiant les propriétés naturelles des plantes, l'homme veut recréer la nature selon ses besoins.