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L'échec des victimes de la MIUF
Date de diffusion : 27 octobre 2002
Au Québec, le procès fleuve de la MIUF – il est même enregistré dans le Livre Guinness des records – se termine en décembre 1991. Dans un jugement de plus de 1000 pages, le juge René Hurtubise estime que les plaignants n'ont pas fait la preuve scientifique que la MIUF est responsable de leurs problèmes de santé.Les actions en dommages-intérêts à l'encontre des installateurs et fabricants à la suite de l'injection de MIUF sont rejetées. Les actions en garantie dirigées contre les fabricants et certaines compagnies d'assurances sont également rejetées. Par contre, les actions en garantie contre la compagnie d'assurance Boréal quant à l'obligation de défendre ses assurés sont maintenues.
Les victimes de la MIUF ne baissent cependant pas les bras. Dès 1992, le gouvernement du Québec débloque des fonds pour aider les victimes à contester le jugement Hurtubise. En octobre 1995, les derniers espoirs seront anéantis : les juges Louis LeBel, Thérèse Rousseau-Houle et Jacques Delisle, de la Cour d'appel du Québec, décident de ne pas casser le jugement de leur confrère Hurtubise.
De 1982 à 1995, la cause de la MIUF aura coûté 8,6 millions de dollars au gouvernement québécois.
L'échec des victimes de la MIUF
• En juin 2004, une étude publiée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui fait partie de l'Organisation mondiale de la santé, vient confirmer que le formaldéhyde est bel et bien cancérigène, pouvant causer plus particulièrement le cancer du rhinopharynx.• Le groupe de recherche du CIRC estime cependant que les preuves sont fortes mais insuffisantes pour affirmer que le formaldéhyde peut causer le cancer des cavités navales ou des sinus ainsi que la leucémie.
• Le 17 janvier 2005, Paul-Arthur Grenier, le dernier à continuer le combat, a vu ses espoirs d'un dédommagement anéantis. Il poursuivait le gouvernement fédéral pour la somme de 2,4 millions. Le juge Simon Noël, de la Cour fédérale, a conclu que « la preuve ne démontre pas de lien causal entre la MIUF et l'état médical » de M. Grenier et de sa famille.
• Paul-Arthur Grenier a, entre autres, subi de multiples infarctus, alors que sa femme a souffert d'hypertension artérielle et d'arthrose et ses enfants de problèmes respiratoires.
L'échec des victimes de la MIUF
Média : Radio
Émission : Les Années lumière
Date de diffusion : 27 octobre 2002
Invité(s) : Paul-André Grenier, Albert Nantel, Ken Ruest, luc Salm
Ressource(s) : Pauline Vanasse, Yanick Villedieu
Durée : 20 min 02 s
Dernière modification :
18 février 2005
Radio
8 min 11 s
De nombreuses expériences scientifiques sont réalisées par Marc Garneau lors de son voyage de 1996.
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L'échec des victimes de la MIUF.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 18 février 2005.
[Page consultée le 13 février 2012.]