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CBC Digital Archives

Accueil · Santé · Maladies · Lucille Teasdale, la médecine comme mission

Période : 1961 - 1996

Lucille Teasdale, la médecine comme mission

Lucille Teasdale débarque en Ouganda en 1961, pensant y passer quelques mois. Mais c'est toute sa vie que la chirurgienne montréalaise consacre aux Ougandais. Elle s'y marie, y met au monde une fille et y est enterrée. Avec son mari, le docteur Piero Corti, elle a assuré la formation d'une relève médicale ougandaise, permettant ainsi à l'œuvre de leur vie de se poursuivre après leur décès.

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Une chirurgienne canadienne en Ouganda

Date de diffusion : 20 mars 1965

Lorsque Gérard Lemieux rencontre Lucille Teasdale et Piero Corti pour l'émission Souvenirs d'Afrique, la chirurgienne québécoise travaille depuis déjà quatre ans à l'hôpital St. Mary's Lacor, à Gulu, dans le nord de l'Ouganda.

Venue pour aider le médecin italien Piero Corti en 1961 alors qu'elle finissait ses études en France, la Montréalaise s'éprend d'un pays mais aussi de l'homme qui le lui a fait découvrir. Ils consacreront tous deux leur vie à cet hôpital.

À leur arrivée à Gulu, tout est à faire pour mettre en place un hôpital complètement fonctionnel, capable d'accueillir un maximum de malades. À sa création en 1959, il jouait essentiellement le rôle de dispensaire. Tout au long des années 1960, de nouvelles unités sont construites : unité des hommes, unité des femmes, unité des enfants, unité des contagieux, service de malnutrition, radiologie et salle d'opération.

Pour que leur œuvre ne s'efface pas avec eux, les Corti-Teasdale mettent sur pied, dans les années 1970, une école d'infirmières et des cours pour éducateurs en santé.

En arrivant en Ouganda, Lucille Teasdale doit faire face à des maladies qu'elle n'a jamais eu à traiter et à des pratiques des guérisseurs. Peu de temps après son arrivée en Afrique, Lucille Teasdale est atteinte de paludisme, une maladie transmise par les moustiques, qui cause de fortes fièvres, des vomissements et des céphalées. Les crises de paludisme peuvent durer quelques heures, voire quelques jours; Lucille Teasdale se soigne en prenant de la chloroquine.

Une chirurgienne canadienne en Ouganda

• Chaque année au moins 300 millions de cas aigus de paludisme et plus d'un million de décès dus à la maladie sont enregistrés dans le monde, et ce principalement en Afrique subsaharienne. Le paludisme, également appelé malaria, est la principale cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Cette maladie parasitaire coûte à l'Afrique plus de 12 milliards de dollars américains par année (source : Initiative Faire reculer le paludisme).

• Avec le temps, le parasite du paludisme a développé une résistance à la traditionnelle chloroquine (Nivaquine) et aux autres médicaments.

• L'une des pratiques des Acholis – groupe ethnolinguistique du nord de l'Ouganda – contre lesquelles se sont battus les Corti est l'extraction des « bourgeons » des canines chez les très jeunes enfants en train de faire leurs dents. Les familles qui ne se pliaient pas à cette coutume s'attendaient à voir divers malheurs s'abattre sur elles : sécheresse, mort de bétail ou autre calamité. Mais cette pratique, appelée « ebino » en acholi, peut causer une septicémie et même parfois la nécrose des os de la mâchoire. Plusieurs enfants en mouraient.

Une chirurgienne canadienne en Ouganda

Média : Radio

Émission : Souvenirs d'Afrique

Date de diffusion : 20 mars 1965

Invité(s) : Piero Corti, Dr Goyau, Pauline Goyau, Lucille Teasdale

Ressource(s) : Émile Legault

Durée : 12 min 46 s

Dernière modification :
13 janvier 2009


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