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Jacques Plante et la révolution du masque

Date de diffusion : 19 juillet 1979

Le 1er novembre 1959, lors d'un match contre les Rangers de New York, Jacques Plante, le gardien des Canadiens de Montréal, reçoit un tir du revers d'Andy Bathgate, qui lui fracasse le nez. C'en est assez pour celui qui s'est déjà fait briser trois fois le nez, deux fois la mâchoire et les deux os de la joue. Il refuse de retourner au jeu sans porter le masque qu'il a lui-même conçu. Toe Blake, son entraîneur, n'est pas d'accord, mais il n'a pas le choix. «Le serpent» est son seul gardien.

Quatre-vingts ans après les débuts du hockey, la croyance selon laquelle un gardien ne doit pas porter de masque est très ancrée dans les mentalités. Les observateurs de ce sport considèrent qu'un masque gênerait le travail du gardien. Les blessures et les cicatrices sont même perçues comme des trophées. Pas étonnant que Jacques Plante se fasse traiter de peureux. Mais son geste audacieux lui donnera raison puisqu'il coïncide avec une série de victoires de l'équipe. Désormais, il est impossible de revenir en arrière.

L'augmentation de la vitesse du jeu, l'avènement du tir frappé et de la lame de bâton courbée rendent le port du masque indispensable. Peu à peu, les gardiens des autres formations adoptent l'idée. De peureux, le geste du gardien originaire de Mont-Carmel, près de Shawinigan, en est maintenant un de bravoure et d'ingéniosité. La pièce d'équipement devient même un élément d'affirmation de la personnalité du gardien, avec des couleurs et des symboles tout à fait caractéristiques. Aujourd'hui, il serait impensable de jouer sans cette protection.

Jacques Plante et la révolution du masque

• Jacques Plante n'a pas qu'innové en adoptant le masque. Il a aussi été le premier gardien à populariser la sortie des buts pour aider les défenseurs. Plante développe cette habitude alors qu'il joue dans un club amateur dont la défense est pitoyable. Même si ses sorties donnent souvent la frousse à son entraîneur Toe Blake, celui-ci apprécie le fait d'avoir « un troisième défenseur ».

• Dans les années 1930, le gardien des Marrons de Montréal, Clint Benedict, a recours à un masque de cuir pendant deux matchs pour protéger son nez cassé. Mais c'est vraiment Jacques Plante qui instaure le port du masque puisqu'il ne l'a jamais plus enlevé par la suite.

• Dès 1956, Plante travaille à la conception et la fabrication d'un masque en plastique qu'il ne porte que lors des entraînements. En compagnie de son fils, il perfectionne un masque en fibre de verre qu'il porte lors du fameux match contre les Rangers.

• Pour plusieurs, Jacques Plante demeure le meilleur gardien de but de l'histoire des Canadiens. Intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1978, Plante a joué 17 saisons dans la LNH, remporté sept trophées Vézina (trophée du meilleur gardien), cinq coupes Stanley et le trophée Hart en 1962, remis au joueur le plus utile. Il a amassé 434 victoires en 837 matchs et conservé une moyenne à vie de 2,38 buts par match.

• Il termine ses jours en Suisse, où il meurt des suites d'un cancer le 27 février 1986, à l'âge de 56 ans.

Jacques Plante et la révolution du masque

Média : Télévision

Émission : Qui sont-ils?

Date de diffusion : 19 juillet 1979

Invité(s) : Jacques Plante

Ressource(s) : Guy Ferron

Durée : 1 min 20 s

Dernière modification :
8 août 2008


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