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L'Association pour les droits des gai(e)s

Date de diffusion : 11 mai 1977

L'Association pour les droits des gai(e)s du Québec (ADGQ) défend les droits des homosexuels entre 1976 et 1986. Organisation de libération gaie sans appartenance politique ou religieuse, l'Association revendique la reconnaissance de droits civils. Trois militants parmi les plus actifs de l'ADGQ expliquent les actions qu'ils vont entreprendre afin de mettre un terme à la discrimination contre les gais et les lesbiennes.

Pendant une période de grands changements, l'ADGQ fut le porte-parole principal de la population gaie du Québec auprès des gouvernements et des organismes de protection des droits de la personne.

L'Association envoie des communiqués aux médias, organise des manifestations dans la rue. Elle présente également un mémoire à la Commission des droits de la personne, sollicitant l'inscription de l'orientation sexuelle dans la Charte des droits et libertés. L'ADGQ réclame la fin de la répression policière et souhaite modifier l'attitude des gens à l'égard de l'homosexualité.

Malgré la réforme du Code criminel par le « bill omnibus », la répression subsiste. Au printemps 1976, à l'approche des Jeux olympiques, plusieurs bars et saunas gais subissent des descentes policières à Montréal, Ottawa et Toronto. Les policiers invoquent les articles du Code criminel relatifs aux maisons de débauche et à « la grossière indécence » afin de harceler les gais.

Le Comité homosexuel anti-répression (CHAR), né au printemps 1976, réagit à la série de descentes dans les saunas gais qui avaient fait 150 arrestations. Cette organisation deviendra l'ADGQ.

L'Association pour les droits des gai(e)s

• Ron Dayman fut l'un des militants les plus actifs de l'Association pour les droits des gai(e)s du Québec. Il fut responsable de la rédaction d'un mémoire présenté à la Commission des droits de la personne.

• Claude Beaulieu, que l'on voit sur cette photo, présente aussi un mémoire de l'ADGQ contre la brutalité policière en 1979, lors d'audiences publiques sur l'orientation de la police. Le mémoire recommande le recrutement de policiers gais et une protection générale des citoyens contre les abus policiers.

• Pour se financer, l'ADGQ organisait des danses qui attiraient entre 600 et 2000 personnes.

• Le terme « gai », francisation du mot « gay » américain, est utilisé dans les milieux homosexuels montréalais dès les années 1950. C'est seulement au milieu des années 1970 que la communauté gaie l'emploiera de façon courante. Le mot gai, dans le nom de l'organisme, s'écrivait avec un « e » entre parenthèses afin d'inclure les lesbiennes dans le groupe. À cette époque, plusieurs lesbiennes acceptaient de s'identifier comme gaie.

• De 1979 à 1982, l'ADGQ distribue gratuitement la revue d'information et de contre-culture Le Berdache dans les lieux de rencontre gais. La diffusion de ce magazine, qui tirait jusqu'à 6000 exemplaires, fait augmenter la participation aux activités de l'Association.

• Avec l'appui de la Gay Alliance Toward Equality (GATE) de Toronto, la Coalition for Gay Rights in Ontario (CGRO) critique en 1975 le renvoi de John Damien de son travail à cause de son orientation sexuelle et porte la cause à la Commission des droits de la personne de l'Ontario.

L'Association pour les droits des gai(e)s

Média : Radio

Émission : Présent édition québécoise

Date de diffusion : 11 mai 1977

Invité(s) : Claude Beaulieu, Ron Dayman, Stuart Russell

Ressource(s) : Françoise Guénette

Durée : 6 min 28 s

Dernière modification :
15 avril 2003


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