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Le rituel de l'exécution

Date de diffusion : 6 mai 1987

Construite à Montréal au début du XXe siècle, la prison de Bordeaux remplace l'ancienne prison Au-Pied-du-Courant dite aussi « prison des patriotes ». Quatre-vingts personnes seront pendues dans l'enceinte de la prison de Bordeaux.

Les préparatifs précédant l'exécution sont prévus dans les moindres détails, ce qui confère à l'exécution la forme d'un rituel. Dans ce reportage, un infirmier ayant assisté aux dernières pendaisons à la prison de Bordeaux explique la tâche du bourreau.

Les exécutions ont lieu dans la nuit du vendredi, jour du châtiment, afin de rappeler que deux larrons ont été crucifiés avec le Christ. Le bourreau tresse lui-même la corde devant servir à pendre le condamné. Il prend le poids et la mesure du cou du condamné afin de calculer avec précision la longueur de la corde. Lorsque la trappe de la potence s'ouvre, la distance de la chute du pendu doit briser la moelle épinière sans détacher la tête. Après la pendaison, des prisonniers coupent eux-mêmes la corde.

À l'époque de la Nouvelle-France, le bourreau est souvent un ancien condamné à mort gracié en échange de ses services. Des vieillards, des ivrognes ou des malades mentaux ont également assumé cette fonction. Le premier bourreau canadien est Pierre Rattier, qui occupe cette fonction de 1710 à 1723. Accusé de plusieurs vols, il accepte la fonction de « maître des hautes œuvres » en échange de l'annulation de la sentence prononcée contre lui. Il n'y avait qu'un bourreau en Nouvelle-France et il résidait à Québec, où avaient lieu toutes les exécutions.

Le rituel de l'exécution

• À la prison de Bordeaux, le son du tocsin retentissait sept fois pour annoncer l'exécution d'un homme et dix fois pour annoncer l'exécution d'une femme.

• Face à la difficulté de trouver un volontaire pour exercer la fonction de bourreau sous le régime français, un esclave noir est acheté aux Antilles afin de remplir cette fonction. Mathieu Léveillé remplira la charge d'exécuteur de la haute justice à Québec, de 1733 à 1743.

• En 1888, une commission britannique rédigea, après enquête, un rapport précisant les méthodes destinées à « assurer une mort rapide et sans souffrance par dislocation des vertèbres et sans recourir à la décapitation ». La commission avait conclu qu'une méthode de pendaison efficace entraîne une perte de conscience immédiate, abrégeant les souffrances du condamné.

• L'exécution par les armes est le mode d'exécution le plus courant permis par la loi dans les pays ayant maintenu la peine capitale. La pendaison est l'autre moyen le plus répandu. La décapitation et la lapidation sont prévues dans les lois de trois pays : la Mauritanie, les Émirats arabes unis et le Yémen du Nord.

• Les États-Unis sont le seul pays au monde qui pratiquent l'exécution par électrocution, par injection mortelle ou par asphyxie dans une chambre à gaz.

Le rituel de l'exécution

Média : Télévision

Émission : Montréal ce soir

Date de diffusion : 6 mai 1987

Invité(s) : Raoul Boudreau

Ressource(s) : Catherine Kovacs

Durée : 3 min 45 s

Dernière modification :
22 avril 2003


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