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Accueil · Politique · Provincial et territorial · Maurice Duplessis, le Chef

Période : 1936 - 1959

Maurice Duplessis, le Chef

Pendant près de vingt ans, Maurice Duplessis domine la politique québécoise. Défenseur de la religion catholique, de l'entreprise privée et de l'autonomie provinciale, ce premier ministre du Québec s'attire les foudres des éléments progressistes de la société. Avec son parti, l'Union nationale, Duplessis dirige la province de 1936 à 1939 puis de 1944 jusqu'à sa mort, en 1959. Avide de pouvoir, ce célibataire endurci séduit ses partisans avec son humour grinçant et son autorité légendaire.

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Georges-Émile Lapalme s'oppose à Duplessis

Date de diffusion : 13 décembre 1977

Pendant ses années au pouvoir, Maurice Duplessis soumet ses ministres et les députés à son autorité. Tous les contrats accordés par la province doivent être approuvés par lui. Afin de maintenir sa domination, il réduit au strict minimum le personnel du chef de l'opposition. Son contrôle sur le gouvernement est total.

En 1977, Georges-Émile Lapalme raconte sa relation houleuse avec le père de l'Union nationale. L'ancien chef libéral évoque le climat qui régnait au Québec à l'époque où Duplessis était le maître de l'Assemblée nationale.

Seul le ministre Paul Sauvé sait tenir tête au chef de l'Union nationale, craint par ses députés et ses ministres. Maurice Duplessis connaît les dossiers de tous les ministères. Lors des réunions de cabinet, les ministres donnent leur point de vue mais, tenace, Duplessis argumente et réussit à faire valoir ses idées.

En chambre, le Chef domine ses adversaires par des répliques cinglantes. Malgré son grand respect du décorum, il se permet souvent des calembours et des jeux de mots pour faire rire ses députés.

Outre l'opposition politique du Parti libéral, Duplessis fait face très tôt à une contestation tenace de la part des journaux comme Le Devoir ou de certains chefs syndicaux. Ses détracteurs l'accusent de despotisme, de collusion avec les grandes entreprises et de manque de respect envers les ouvriers.

Duplessis refuse de tenir compte de ces critiques. Conforté par ses succès électoraux, il se borne à condamner les actions de ses ennemis communistes, réels ou fictifs, et celles du gouvernement fédéral.

Georges-Émile Lapalme s'oppose à Duplessis

• Chef de l'opposition de 1953 à 1960, Georges-Émile Lapalme commence sa carrière politique comme député libéral à Ottawa à la fin des années 1940. En 1961, Lapalme devient le premier ministre de la Culture du Québec dans le gouvernement libéral de Jean Lesage.

• En mai 1956, lors d'un banquet donné en son honneur à Montréal, Maurice Duplessis accuse le chef du Parti libéral d'être dirigé avec un « remote control » - selon son expression - par le gouvernement d'Ottawa.

• Des intellectuels de la revue Cité libre, fondée par Pierre Elliott Trudeau et Gérard Pelletier en 1950, s'attaqueront aux thèmes nationalistes et traditionalistes de l'Union nationale.

• Les journalistes du Devoir André Laurendeau et Gérard Filion ainsi que le maire de Montréal Jean Drapeau ont également combattu la politique passéiste de Maurice Duplessis.

• Dans les années 1940, Maurice Duplessis mène une véritable croisade contre les témoins de Jéhovah. Heurté par leur « propagande haineuse », il permet l'arrestation de centaines de fidèles.

• En décembre 1946, Duplessis enlève le permis d'alcool à Frank Roncarelli, un restaurateur de Montréal soupçonné d'avoir payé la caution de près de 400 témoins de Jéhovah accusés. Roncarelli poursuivra le premier ministre jusqu'en 1959. La Cour suprême lui donne raison et oblige Duplessis à lui verser 46 000 $ en dommages et intérêts.

Georges-Émile Lapalme s'oppose à Duplessis

Média : Télévision

Émission : Propos et Confidences

Date de diffusion : 13 décembre 1977

Invité(s) : Georges-Émile Lapalme

Durée : 12 min 21 s

Dernière modification :
21 avril 2004


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