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La promesse de Pierre Elliott Trudeau
Date de diffusion : 14 mai 1980
Le 14 mai 1980, une foule enthousiaste de 10 000 personnes agite des drapeaux canadiens et québécois au centre Paul-Sauvé de Montréal. Sur la tribune, Pierre Elliott Trudeau promet avec détermination de renouveler le fédéralisme et de remettre en marche le processus constitutionnel. Le premier ministre refuse de négocier avec le gouvernement québécois dans l'éventualité d'une victoire du Oui.James Bamber rapporte les détails de la dernière intervention publique de Pierre Elliott Trudeau durant la campagne.
Au début du mois d'avril, Pierre Elliott Trudeau tient aux Communes un débat télévisé sur l'unité canadienne où est dénoncé le projet de souveraineté-association. Le 15 avril, il avertit les Québécois que s'ils votent oui le Québec sera engagé dans une impasse politique, car aucun des premiers ministres des autres provinces ne se montre intéressé à négocier l'association proposée par Lévesque.
Le premier ministre interviendra officiellement au cours de la campagne référendaire le 2 mai devant la Chambre de commerce de Montréal et le 7 mai à Québec.
Afin de préserver l'intégrité du pays, le gouvernement fédéral prend une part active à la lutte référendaire. Le gouvernement du Canada diffuse des publicités dans la presse, à la radio et à la télévision. Le Centre d'information sur l'unité canadienne fait circuler des brochures sur les mérites du fédéralisme.
Dans la dernière semaine de la campagne référendaire, René Lévesque accuse le gouvernement fédéral d'avoir dépensé 5 millions de dollars en publicité pour le camp du Non.
La promesse de Pierre Elliott Trudeau
• Dès la fin novembre 1976, le gouvernement fédéral donne à un groupe de fonctionnaires et d'élus le mandat de promouvoir l'unité nationale, de conseiller le premier ministre et de prévoir une stratégie fédérale pour contrer la souveraineté du Québec.• En 1977, le Centre d'information sur l'unité canadienne est créé afin de mettre en valeur le fédéralisme canadien. À l'apogée de la campagne référendaire, l'organisme emploie 90 personnes.
• Le centre Paul Sauvé où s'exprime Pierre Elliott Trudeau est le même auditorium où René Lévesque fêtait sa victoire le 15 novembre 1976.
• Au début de mai 1980, Trudeau annonce une conférence des premiers ministres avant la fin de l'été afin de poursuivre les discussions sur une nouvelle Constitution canadienne. Le 9 mai, le gouvernement fédéral adopte un projet de loi sur le rapatriement de la Constitution canadienne.
• À titre de ministre de la Justice et ministre responsable des Relations fédérales-provinciales, Jean Chrétien dirige la cohorte fédérale lors de la campagne référendaire. Il mène sa campagne parallèlement à celle de Claude Ryan.
• Le gouvernement fédéral aurait dépensé entre 10 et 17 millions de dollars au cours des semaines antérieures au référendum de 1980.
• À la fin de la campagne référendaire, le Parti québécois présente une pétition de 1300 fonctionnaires fédéraux en faveur du Oui.
• En 1970, l'ONU prône la « libre disposition des peuples » en cas de sécession. L'organisme affirme qu'une population ne peut accéder à l'indépendance si elle menace « l'intégrité territoriale » d'un autre État, sauf si l'État lui reconnaît ses droits d'autodétermination ou s'il s'agit d'un peuple dirigé par un régime colonial.
La promesse de Pierre Elliott Trudeau
Média : Télévision
Émission : Téléjournal
Date de diffusion : 14 mai 1980
Invité(s) : René Lévesque, Pierre Elliott Trudeau
Ressource(s) : James Bamber, Bernard Derome, Gisèle Gallichan
Durée : 4 min 07 s
Dernière modification :
9 avril 2008










La promesse de Pierre Elliott Trudeau.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 9 avril 2008.
[Page consultée le 13 février 2012.]