Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Provincial et territorial · Partisans du Oui et du Non

Partisans du Oui et du Non

Date de diffusion : 14 mai 1980

Quelques jours avant le scrutin, l'émotion est vive chez les partisans des deux camps. Chaque militant défend son option, indépendance ou fédéralisme renouvelé. Les balcons des villes offrent le spectacle d'une véritable guerre d'affiches entre le Oui et le Non. Les campagnes d'information et la distribution de macarons partisans pullulent dans les milieux de travail et les centres commerciaux.

En cette période d'effervescence, deux femmes et leur famille expliquent à Radio-Canada pourquoi elles voteront soit pour le Non ou pour le Oui.

Les adhérents au camp du Non refusent de voir le Canada détruit par la séparation du Québec. Selon eux, le Parti québécois cache sous les termes de souveraineté-association ce que ses militants désirent vraiment, l'indépendance du Québec.

Des membres de tous les partis à tendance fédéraliste et le Conseil du patronat se joignent au camp du Non. Dans des salles bondées, les orateurs du camp du Non vantent les mérites du fédéralisme et préviennent qu'un oui pourrait mettre en péril les programmes de pensions de vieillesse ou d'assurance-chômage.

Les tenants du Oui souhaitent que le Québec puisse jouir de tous les pouvoirs d'un État souverain. Ils veulent remplacer les liens fédératifs entre le Québec et le Canada par une association économique et monétaire.

Forts de l'appui, officieux, de la plupart des grands syndicats de la province, les souverainistes tentent de convaincre les indécis en rappelant l'impasse constitutionnelle du fédéralisme canadien. Lors d'assemblées, les ténors du camp du Oui insistent sur l'urgence d'agir afin d'éviter l'assimilation des francophones, de plus en plus minoritaires au sein de la Confédération.

Partisans du Oui et du Non

• Les équipes du Oui et du Non forment de nombreux comités thématiques afin de sensibiliser ou de rassurer des groupes ciblés de la population. Les comités de personnes âgées se montrent particulièrement actifs, notamment dans l'organisation d'« assemblées de cuisine ».

• Malgré une campagne plutôt civilisée, les deux camps se sont accusés mutuellement de vandalisme ou de tactiques d'intimidation. Outre des affiches arrachées ou barbouillées, il y a eu des dommages causés à la propriété de certains partisans.

• Pendant la campagne référendaire, le slogan d'une affiche de Santé et Bien-Être social Canada sème la controverse. Sur 200 panneaux réclame, on peut lire « “Non merci”… ça se dit bien », phrase calquée sur le thème du camp fédéraliste.

• Les étudiants des cégeps et des universités prennent part à la lutte. Le Méoui, le mouvement étudiant pour le Oui, affronte le Cénon, le comité étudiant pour le Non. À l'époque, le Québec compte plus de 300 000 étudiants cégépiens et universitaires.

• La loi-cadre sur les consultations populaires de 1978 prévoit un maximum de 35 jours de campagne référendaire et limite les dépenses des comités du Oui et du Non à deux millions de dollars chacun.

• Le 16 mai 1980, devant les critiques adressées aux deux paliers de gouvernement, le Conseil du référendum, composé de trois juges de la Cour supérieure, permet au gouvernement fédéral et au gouvernement du Québec d'outrepasser la Loi sur la consultation populaire quant aux dépenses liées au référendum.

Partisans du Oui et du Non

Média : Télévision

Émission : Entre nous

Date de diffusion : 14 mai 1980

Invité(s) : Éliane Bernard, René Bernard, Jocelyne Martineau, Patrick Martineau

Ressource(s) : Diane Girard

Durée : 13 min 37 s

Dernière modification :
14 mai 2004


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
« À la prochaine fois »
Télévision
13 min 07 s
20 mai 1980
Au soir du 20 mai 1980, les souverainistes applaudissent leur chef, dont le regard est déjà tourné vers l'avenir.
La souveraineté-association du PQ
Télévision
9 min 34 s
En 1979, trois ans après son élection, le Parti québécois enclenche le processus référendaire.