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Le vote des anglophones et des allophones
Date de diffusion : 3 mai 1980
Lancée officiellement le 15 avril, la campagne référendaire touche tous les pans de la société québécoise. Les minorités linguistiques et ethniques québécoises se sentent concernées par le référendum autant que le reste de la population.Lors du premier d'une série de débats consacrés au référendum, Denise Bombardier donne la parole à quelques anglophones et allophones québécois. Selon les sondages du printemps 1980, plus de 80 % d'entre eux voteraient Non au référendum, vu leur attachement au Canada.
Plusieurs anglophones s'inquiètent de leur survivance culturelle dans un Québec indépendant. Ils ont en mémoire les nouvelles lois linguistiques de la province, comme la loi 101 contraignant à l'affichage extérieur en français. Mais un petit nombre d'anglophones sympathisent avec le camp du Oui. Ces derniers, pour la plupart des intellectuels de gauche, souhaitent voir une ouverture de leur communauté envers les Québécois indépendantistes.
En mai 1980, les anglophones et les allophones représentent entre 18 et 20 % de l'électorat québécois.
Dès 1977, le Comité d'action positive, l'ancêtre d'Alliance Québec, tente d'encourager la communauté anglophone à participer activement à la politique québécoise. Créé en 1964 pour réagir aux tensions linguistiques, le Conseil pour l'unité canadienne financera d'autres groupes voués à la cause fédéraliste dont Décision Canada, Freedom of Choice Movement et Pro-Canada.
Mais les anglophones et les allophones québécois comme Rita de Santis, Christos Sirros et Rita Finestone militeront surtout au sein du comité du Non du Parti libéral du Québec lors de la campagne référendaire.
Le vote des anglophones et des allophones
• Le livre blanc sur la souveraineté-association du Parti québécois ne prévoit aucun accord de protection pour les minorités linguistiques et les peuples autochtones.• Les chefs des nations autochtones du Québec ont recommandé à leur peuple de s'abstenir de voter au référendum. Pourtant, un peu plus de 50 % des Amérindiens et Inuits voteront le 20 mai. Dans leur rang, le Non raflera 86 % des voix.
• D'origine grecque, Christos Sirros est membre de l'exécutif de la Commission des groupes ethniques du Parti libéral du Québec entre 1979 et 1981. Entre 1981 et 2004, il a siégé comme député libéral à l'Assemblée nationale et a occupé plusieurs fonctions ministérielles.
• Dès 1979, Frank Remiggi dirige le comité anglophone pour la souveraineté-association, le CASA. Cet organisme marginal tente d'informer la minorité anglophone québécoise sur sa survivance culturelle et économique au sein d'un Québec souverain.
• Les journaux et les magazines publient de nombreux sondages d'opinion dans les mois qui précèdent le référendum.
• Le 25 avril 1980, un sondage CROP diffusé sur les ondes de Radio-Canada révèle une chaude lutte. Le camp du Oui trouve la faveur de 44,4 % des répondants et le Non, 43,9 %. Selon l'étude, les indécis forment alors plus de 11,7 % de la population québécoise.
Le vote des anglophones et des allophones
Média : Télévision
Émission : Noir sur blanc (télévision)
Date de diffusion : 3 mai 1980
Invité(s) : Rita De Santis, Rita Finestone, Shirley Gardiner, Ken Johns, Frank Remiggi, Christos Sirros
Ressource(s) : Denise Bombardier
Durée : 8 min 40 s
Dernière modification :
14 mai 2004
Télévision
7 min 38 s
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Le vote des anglophones et des allophones.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 14 mai 2004.
[Page consultée le 13 février 2012.]