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Yvettes, unies pour le Non
Date de diffusion : 8 avril 1980
Une déclaration de Lise Payette déclenche le mouvement des « Yvettes ». Le 9 mars 1980, la ministre d'État à la Condition féminine qualifie en chambre l'épouse de Claude Ryan d'« Yvette », nom donné par certains manuels scolaires au modèle de jeune fille soumise. En riposte à ces propos, 14 000 femmes attachées aux valeurs familiales et au fédéralisme se rassemblent au Forum de Montréal le 7 avril.Le lendemain de cette première grande manifestation du camp du Non, l'émission Présent édition québécoise brosse un portrait de l'événement.
Vingt femmes impliquées dans la campagne politique du Non, dont Michelle Tisseyre, Jeanne Sauvé, Solange Chaput-Rolland, et la ministre fédérale de la Santé et du Bien-Être social Monique Bégin, s'expriment sur la scène du Forum de Montréal. En plus de dénoncer le mépris envers les femmes au foyer, ces personnalités expriment leur désir de maintenir le Québec au sein du Canada.
Organisée par le comité des Québécoises pour le Non, la manifestation connaît un succès qui sort Claude Ryan et le camp fédéraliste de leur mauvaise position dans les sondages.
Les femmes libérales répliquent pour la première fois à l'assertion de Lise Payette à l'occasion du « brunch des Yvettes ». Ce petit-déjeuner organisé par la vice-présidente du Parti libéral, Monique Lehoux, réunit 1700 femmes au Château Frontenac, à Québec, le 30 mars 1980.
Plusieurs conférencières dont Madeleine Ryan, Michelle Tisseyre, Monique Bégin, Thérèse Lavoie-Roux, Solange Chaput-Rolland et la sénatrice Thérèse Casgrain dénoncent l'insulte de Lise Payette envers la femme au foyer.
Yvettes, unies pour le Non
• L'ombre de sa « gaffe » poursuit Lise Payette tout au long de sa campagne. Elle s'excusera en chambre auprès de Madeleine Ryan et se qualifiera elle-même d'Yvette.• Pour plusieurs femmes qui assistent à la manifestation du Forum, il s'agit d'une première expérience politique. Après le succès de la rencontre à Montréal, plusieurs rassemblements d'Yvettes se succèdent à travers la province.
• Au début du mois d'avril 1980, Pierre Elliott Trudeau persuade Claude Ryan de laisser tomber le contenu du livre beige de son parti afin de renforcer l'unité du camp du Non.
• Les forces fédéralistes lors de la campagne référendaire se rassemblent sous l'appellation « Les Québécois pour le Non ». À la tête du groupe se retrouvent les libéraux Gérard D. Lévesque et Claude Ryan, Camil Samson, du Ralliement créditiste, et le ministre fédéral de la Justice Jean Chrétien.
• À la mi-octobre 1977, plusieurs groupes de pression fédéralistes se réunissent sous la bannière du Comité pré-référendaire Québec-Canada. Ce comité crée la fondation Pro-Canada qui recueille des centaines de milliers de dollars de fonds pour la défense de l'unité canadienne.
• En 1979, Claude Ryan et le Parti libéral du Québec forcent la dissolution du Comité pré-référendaire Québec-Canada afin de prendre la tête des forces du Non.
Yvettes, unies pour le Non
Média : Radio
Émission : Présent édition québécoise
Date de diffusion : 8 avril 1980
Invité(s) : Monique Bégin, Solange Chaput-Rolland, Renaude Lapointe, Anne Légaré, Yvette Rousseau
Ressource(s) : Louis Martin, Colette Beauchamp
Durée : 12 min 47 s
Dernière modification :
6 avril 2005










Yvettes, unies pour le Non.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 6 avril 2005.
[Page consultée le 13 février 2012.]