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Accueil · Politique · Provincial et territorial · Claude Morin rend publique sa démission

Claude Morin rend publique sa démission

Date de diffusion : 6 janvier 1982

Le chef du Parti québécois le savait depuis décembre 1981, mais le public apprend un mois plus tard que Claude Morin renonce à son titre de député de la circonscription Louis-Hébert. Dans sa lettre de démission, il explique son départ par l'échec du référendum de 1980. Il était entré en politique pour faire l'indépendance, il n'avait donc plus de raison d'y rester, explique-t-il.

Le premier de ces deux reportages diffusés le 6 janvier 1982 au Téléjournal raconte le contexte politique entourant la démission de Claude Morin. Le second retrace sa carrière politique.

Dans son autobiographie, Les Choses comme elles étaient, publiée en 1984, Claude Morin raconte en détail la rencontre avec René Lévesque lors de laquelle il lui dit son intention de quitter la vie politique. Entre 1974 et 1977, Claude Morin, un des principaux stratèges du Parti québécois, informait la Gendarmerie royale du Canada de l'infiltration de groupes étrangers au Québec. René Lévesque venait de l'apprendre à la suite de la dénonciation de Loraine Lagacé, directrice du bureau du Québec à Ottawa.

Lorsque l'histoire éclate au grand jour, en mai 1992, Morin se justifie en disant qu'il tirait plus d'informations de la GRC qu'elle n'en obtenait de lui; il se décharge de ses actes en disant qu'un gouvernement doit être informé. (Voir le clip Une taupe au PQ : l'affaire Morin )

Selon Claude Morin, il aurait lui-même proposé sa démission au premier ministre du Québec. Selon d'autres versions, ce serait en fait René Lévesque qui lui aurait demandé de démissionner.

Claude Morin rend publique sa démission

• Professeur en sciences sociales depuis le milieu des années 1950, Claude Morin a été professeur à l'Université Laval de 1956 à 1963, puis à l'École nationale d'administration publique (ENAP) en plus d'être chargé de cours à l'Université de Montréal et à l'Université du Québec à Montréal, de 1971 à 1976.

• Après son départ de la vie politique, il retourne à l'enseignement, qu'il dispense à l'ENAP jusqu'en 1998. Il continue de publier des essais.

• Il fut, de 1958 à 1961, commentateur à l'émission La Vie économique, diffusée sur les ondes de Radio-Canada.

• Claude Morin a occupé des postes importants dans la fonction publique, dans le gouvernement libéral de Jean Lesage, dans les gouvernements unionistes de Daniel Johnson et de Jean-Jacques Bertrand. Robert Bourassa en fera son sous-ministre aux Affaires intergouvernementales, poste duquel Morin démissionne en 1971.

• Il se joint au Parti québécois en mai 1972. Il est le maître d'œuvre de « l'étapisme », l'idée voulant qu'avant de faire l'indépendance plusieurs étapes doivent être franchies, dont celle du référendum.

• Pour justifier ses relations avec des membres de la GRC, Claude Morin dira « l'accession d'un peuple à la souveraineté ne se réalise pas en vase clos et ne relève pas de la magie, mais dépend d'un rapport de forces politiques où, parmi d'autres facteurs, la connaissance des manœuvres adverses joue un rôle essentiel. Il serait irresponsable de ne pas essayer de les voir venir. » (Dans le texte Moi, Claude Morin, informateur de la GRC).

Claude Morin rend publique sa démission

Média : Télévision

Émission : Téléjournal

Date de diffusion : 6 janvier 1982

Ressource(s) : André Bédard, Bernard Derome, Michel Morin

Durée : 4 min 49 s

Dernière modification :
6 janvier 2006


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