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Dure semaine pour le camp du oui
Date de diffusion : 6 octobre 1995
La campagne du oui bat de l'aile une semaine après son ouverture officielle. Stratégie déficiente, incapacité à répondre aux arguments, particulièrement de nature économique, le camp du oui demeure sur la défensive et vend mal son option. À l'émission Les Actualités, l'animatrice Gisèle Lalande passe en revue les faits saillants de la première semaine de campagne avec les journalistes Claude Brunet et Maurice Godin.Ensuite, le politologue Christian Dufour, partisan du oui, et le philosophe Charles Taylor, tenant du non, discutent des stratégies des deux camps et tentent d'expliquer pourquoi le débat s'enlise dans le discrédit des personnalités politiques.
Le camp du oui est l'objet de plusieurs attaques de la part d'hommes d'affaires partisans du non. Le 21 septembre, le président de Bombardier, Laurent Beaudoin, affirme que le Québec n'est pas assez grand pour permettre à une multinationale comme la sienne de se développer.
La réplique viendra de Bernard Landry lors d'une assemblée au Vieux-Port de Québec. Accusant les hommes d'affaires comme Laurent Beaudoin de ne pas parler intelligemment de l'économie d'un Québec souverain, Bernard Landry cite des exemples de petits pays, comme la Suisse et la Suède, qui comptent d'importantes multinationales. Le ministre reprochera également à l'homme d'affaires d'oublier que Bombardier est « un enfant de la solidarité et du nationalisme québécois ».
Dure semaine pour le camp du oui
• Le 4 octobre, le camp du non présente sa vision du budget de l'an 1 d'un Québec souverain. De passage à Saint-Jean-sur-Richelieu, Daniel Johnson présente l'étude coordonnée par l'économiste André Raynaud, un ancien député libéral. Il s'agit en fait d'une « mise à jour » du budget de l'an 1 d'un Québec souverain, proposé en 1973 par Jacques Parizeau. Selon Daniel Johnson, le nouvel État connaîtrait un déficit annuel de 15,6 milliards.• Un sondage de la Chambre de commerce du Canada effectué en septembre démontre que les deux tiers des hommes d'affaires québécois prévoient le déclin de l'économie d'un Québec souverain.
• Le 24 septembre, le président de la Standard Life et membre du conseil d'administration de l'UQAM, Claude Garcia, suscite de vives réactions lorsqu'il invite les partisans du non à « écraser » les souverainistes.
• Un sondage SOM-Environics du 3 octobre indique que 67 % des Québécois sont profondément attachés au Canada, et que 91 % se disent profondément attachés au Québec.
• Dans une proportion de 22 %, les Québécois dont l'intention est de voter oui croient qu'un Québec souverain demeurerait une province du Canada.
• Le sondage révèle également que 67 % des Québécois préfèreraient une plus grande autonomie du Québec comme option constitutionnelle. Quant aux Canadiens, 75 % d'entre eux estiment que le Québec doit demeurer une province comme les autres.
Dure semaine pour le camp du oui
Média : Radio
Émission : Les Actualités (radio)
Date de diffusion : 6 octobre 1995
Invité(s) : Christian Dufour, Charles Taylor
Ressource(s) : Claude Brunet, Maurice Godin, Gisèle Lalande
Durée : 19 min 58 s
Dernière modification :
4 juin 2008










Dure semaine pour le camp du oui.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 4 juin 2008.
[Page consultée le 13 février 2012.]