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CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Premiers ministres canadiens · Joe Clark : envers et contre tout

Période : 1976 - 2003

Joe Clark : envers et contre tout

Respecté par les uns, raillé par les autres, Joe Clark apparaît comme une figure unique dans le paysage politique canadien. Plus jeune premier ministre du Canada, il bat Trudeau aux élections de 1979, mais son gouvernement est renversé sept mois plus tard. Chef souvent contesté, il se montre loyal même dans l'adversité et devient un ministre respecté sous Mulroney. Ardent défenseur des valeurs progressistes-conservatrices, il échoue pourtant à empêcher la fusion de son parti avec la droite. Portrait d'un homme déterminé.

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Mais qui est Joe Clark ?

Date de diffusion : 23 mars 1976

Le 22 février 1976, le député albertain Joe Clark, presque inconnu du public, en surprend plusieurs en se faisant élire à la tête du Parti progressiste-conservateur du Canada (PC). « Joe Who », comme ne tarde pas à le surnommer le quotidien Toronto Star, succède à Robert Stanfield. Il l'emporte contre deux Québécois, le juge et politicien Claude Wagner et l'avocat Brian Mulroney, pourtant partis favoris.

Un mois après son élection, les journalistes André Payette et Claude-Jean Devirieux présentent ce nouveau chef encore mal connu, le plus jeune de l'histoire du parti.

Clark est entré dans la course à la direction avec la ferme intention de la remporter. Son organisation n'a pas les appuis ni les moyens financiers de celles de Wagner et de Mulroney. Mais le jeune politicien de 36 ans est réputé tenace et sa longue expérience politique se révèle un atout majeur.

Homme de terrain, il sillonne le pays sans relâche, va à la rencontre des délégués, se souvient de leur nom et de leur visage, établit un lien de confiance et réussit à récolter des appuis par son style direct et ses idées politiques.

Au fil des ans et de ses voyages, Clark a acquis la conviction que le Canada est une « communauté de communautés ». Il se présente comme un rassembleur, capable de réunir les forces créatrices qui mèneront à bien les destinées du parti et du pays.

Diversité, créativité et communauté sont les maîtres mots de sa campagne. Bon orateur, il n'est pas parfait bilingue, mais il travaille à perfectionner son français, un fait rare pour un candidat de l'Ouest.

D'abord presque ignoré des médias, il finit par gagner en crédibilité. Il n'acquiert pas l'aura d'un vainqueur, mais réussit, en fin de course, à s'imposer comme un candidat sérieux. Pour les réfractaires à l'élection d'un Québécois à la tête du parti, il apparaît comme le second choix le plus sensé, celui que l'on a appelé le « candidat du compromis ».

Troisième au premier tour de scrutin, il l'emporte au quatrième tour avec 65 voix de plus que le candidat Claude Wagner. Le jeu des alliances l'aura mené à la victoire.

Mais qui est Joe Clark ?

• Hormis Clark, Wagner et Mulroney, huit autres candidats se trouvent sur la ligne de départ de la course à la direction du Parti progressiste-conservateur en 1976 : Jack Horner, Flora MacDonald, Sinclair Stevens, Pat Nowlan, Paul Hellyer, Heward Grafftey, John Fraser et James Gillies. Après le premier tour, trois d'entre eux se retirent et aucun des autres postulants n'appuient Mulroney.

• Lorsque le nombre de candidats est élevé, il est virtuellement impossible que l'un d'entre eux puisse recueillir dès le premier tour les 50 % requis pour être élu.

• Au moment où il réalise ce reportage, le journaliste André Payette ne se doute sans doute pas que, trois ans plus tard (1979-1980), il sera conseiller principal en communication auprès de Joe Clark, devenu premier ministre du Canada.

• Charles Joseph Clark naît à High River en Alberta le 5 juin 1939. Il est le fils de Grace Welch, enseignante, et de Charles A. Clark, rédacteur en chef et propriétaire du journal de la ville, le High River Times. Il a un frère cadet, Peter, né en 1942.

• La famille Clark jouit d'une bonne réputation à High River et des personnalités de milieux divers fréquentent la maison familiale. Joe Clark se souvient qu'enfant, il se glissait sans bruit dans l'escalier pour les entendre. Pour son père, l'engagement politique de Joe est la conséquence naturelle de cet intérêt qu'il porte aux autres depuis son enfance. (Joe Clark : A Portrait; David L. Humphreys, 1978.)

• Joe Clark entre en politique active en 1958. Il travaille alors pour Alan Lazerte, candidat défait à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.

• Dans les années 1960, Clark œuvre tant sur la scène provinciale que sur la scène fédérale. Il participe notamment aux campagnes de Peter Lougheed et John Diefenbaker. En 1967, il est attaché spécial du candidat défait à la direction nationale du PC Davie Fulton. Il est ensuite nommé adjoint de Robert Stanfield, chef du Parti progressiste-conservateur de 1967 à 1976.

• En 1967, Clark tente sa chance au provincial dans la circonscription de Calgary-South, réputée imprenable. Il perd par seulement 462 voix. En 1972, il est élu dans la circonscription fédérale de Rocky Mountain (Alberta).

Mais qui est Joe Clark ?

Média : Télévision

Émission : Le 60

Date de diffusion : 23 mars 1976

Invité(s) : Grace Clark, Charles A. Clark, Joe Clark, Gilles Garon, Martha Houston, Jim Howie , Don King, Don Tanner

Ressource(s) : Claude-Jean Devirieux, André Payette

Durée : 16 min 13 s

Dernière modification :
12 avril 2006


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