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Accueil · Politique · Premiers ministres canadiens · Pierre Elliott Trudeau, libre et provocateur

Période : 1954 - 2000

Pierre Elliott Trudeau, libre et provocateur

Pierre Elliott Trudeau a marqué pendant près de 50 ans la vie intellectuelle et politique canadienne. De son premier article dans la revue Cité libre, fondée avec Gérard Pelletier en 1950, à son intervention contre l'accord de Charlottetown en 1992, celui qui fut premier ministre du Canada pendant 15 ans a transformé le pays. Il a accordé de nombreuses entrevues à la radio et à la télévision de Radio-Canada dans lesquelles il dévoile sa pensée politique.

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Foire d'empoigne autour de la démocratie

Date de diffusion : 27 novembre 1958

Le représentant de l'Union nationale, Gérard Laganière, devient pratiquement hystérique lors de l'émission Affrontement, s'emportant contre le texte publié par Pierre Elliott Trudeau un mois plus tôt dans Cité libre. Ce document d'une trentaine de pages plaide pour l'union des forces démocratiques de toute la province afin de se débarrasser du gouvernement de Duplessis. Jacques Vadeboncoeur et Michel Brunet restent en retrait du débat, même lorsqu'ils sont interpellés par Me Laganière.

Dans son texte, Pierre Elliott Trudeau affirme que le système politique québécois de l'époque est corrompu; il pourfend le Parti libéral du Québec, complice de l'Union nationale, selon l'auteur; il décrie l'indigence de la pensée politique au Québec. « La pauvreté extrême, le désarroi complet de notre pensée politique témoignent de l'inexistence de notre État provincial en tant que réalité autonome », écrit-il.

Pour l'auteur du manifeste, l'incapacité des Canadiens français du Québec à faire naître une société démocratique tient au fait qu'ils n'ont pas eu à se battre pour leur liberté démocratique.

Dans son écrit, Pierre Trudeau lance un appel à la révolution démocratique. Toutes les forces démocratiques, qu'elles soient libérales, sociales ou nationalistes, doivent s'unir pour faire avancer la province vers la démocratie, estime le futur premier ministre du Canada. Son texte, que l'on peut retrouver dans Cité libre : une anthologie (publiée en 1991 aux éditions Stanké), dresse une liste d'embûches à ce rassemblement des forces démocratiques et donnent des réponses.

Foire d'empoigne autour de la démocratie

• Pierre Elliott Trudeau est né le 18 octobre 1919 à Montréal, d'un père canadien-français et d'une mère d'origine écossaise. Il détient un diplôme de l'Université de Montréal, une maîtrise en économie politique de Harvard. Il fréquente également l'École des sciences politiques à Paris, de 1946 à 1947, et la London School of Economics, de 1947 à 1948.

• À la fin de ses études, il entreprend un voyage de plusieurs mois autour du monde.

• Lorsque Pierre Trudeau revient de son long voyage, à la fin des années 1940, il ne sait trop comment orienter sa carrière. Il voudrait enseigner à l'Université de Montréal mais Maurice Duplessis fait pression pour qu'il ne soit pas engagé, ne voulant pas de professeurs qui s'étaient frottés à des idées de gauche pendant leurs études en France et en Grande-Bretagne.

• Il passe un peu plus de deux ans à travailler au Bureau du Conseil privé, à Ottawa, et s'ennuie rapidement de la routine de fonctionnaire. Il veut retourner vivre à Montréal.

• En 1950, Pierre Trudeau et Gérard Pelletier lancent la revue Cité libre, « pour rompre ce silence devenu insupportable », expliquera plus tard Gérard Pelletier.

• La revue se voulait une plateforme contre l'omniprésence de l'Église catholique et le duplessisme. On y retrouvait des écrivains, des syndicalistes, des journalistes, des artistes. Cité libre cesse de paraître entre 1966 et 1991, puis renaît sous la direction d'Anne-Marie Bourdouxhe, la fille de Gérard Pelletier, mais l'expérience se termine en 2000.

• Parmi les collaborateurs de Cité libre, on retrouve Fernand Dumont, Jean-Marc Léger, René Lévesque, Marcel Rioux, Roger Rolland ou encore Pierre Vallières.

• À son retour du Bureau du Conseil privé, Pierre Trudeau sert de consultant juridique à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC) et d'autres syndicats. Il refuse cependant de s'attacher à temps plein à une seule organisation, ce qui lui permet de continuer à voyager.

• Le 8 septembre 1956, à l'instigation de l'équipe de Cité libre, est lancé le Rassemblement, un organisme d'éducation et d'action démocratiques qui veut créer un nouveau climat politique. Pierre Dansereau, Pierre Trudeau, Jean-Paul Lefebvre, Gérard Pelletier, Jacques Hébert, André Laurendeau, Jean Marchand et Arthur Tremblay en feront partie. Mais le regroupement ne dure pas.

• En 1958, au moment de son écrit Un manifeste démocratique, Trudeau lance l'Union des forces démocratiques (UFD), un parti qu'il veut rassembleur de tous les partis d'opposition à l'Union nationale.

• Des membres du Parti social-démocrate, du Parti libéral, de la Ligue d'action civique (le parti montréalais de Jean Drapeau), et des syndicalistes signent, en décembre 1958, le manifeste de l'Union des forces démocratiques. En janvier 1959, Drapeau retire son appui à l'UFD, signant l'arrêt de mort du parti.

Foire d'empoigne autour de la démocratie

Média : Télévision

Émission : Affrontement

Date de diffusion : 27 novembre 1958

Invité(s) : Michel Brunet, Gérard Lagannière, Pierre Elliott Trudeau, Jacques Vadeboncoeur

Ressource(s) : Raymond Laplante

Durée : 27 min 48 s

Audio d'une émission de télévision

Dernière modification :
11 mars 2008


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