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CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Premiers ministres canadiens · Brian Mulroney : le sommet et rien d'autre

Période : 1969 - 2005

Brian Mulroney : le sommet et rien d'autre

Dès sa jeunesse, Brian Mulroney se voit devenir un jour premier ministre du Canada. Passionné de politique, le « p'tit gars de Baie-Comeau » refuse cependant de gravir un à un les échelons parlementaires, préférant plutôt acquérir son expérience et sa crédibilité dans le monde du droit et des affaires. Parcours d'un homme charismatique et ambitieux.

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Raz-de-marée conservateur

Date de diffusion : 4 septembre 1984

Le 4 septembre 1984, les conservateurs remportent une victoire fracassante en raflant 211 sièges sur 282, du jamais vu depuis Diefenbaker en 1958. Mulroney gagne donc son pari : devenir premier ministre du Canada, avec le Québec, qui lui a accordé un appui majoritaire en élisant 58 députés.

Le soir de l'élection, Mulroney reçoit une longue ovation avant de prononcer un discours qui résume bien les priorités de son futur gouvernement. Ce dernier s'apprête à entamer le plus long règne conservateur de l'histoire canadienne au 20e siècle.

Pour parvenir à se hisser à la tête du pays avec un tel succès, Mulroney a dû recourir à son talent inné de conciliateur, si utile dans sa carrière d'avocat et de président de l'Iron Ore.

Depuis son élection comme chef du Parti conservateur en juin 1983, son principal défi a été de refaire et maintenir l'unité d'un parti traditionnellement condamné aux dissensions internes. De fait, il a rallié ses adversaires, Joe Clark en tête, et est parvenu à maintenir l'unité de son caucus devant les tentatives répétées de déstabilisation des libéraux.

En juin 1984, le premier ministre Pierre E. Trudeau quitte la vie politique. Son successeur, John Turner, annonce presque aussitôt la tenue d'élections pour l'automne.

La campagne de Mulroney n'est pas sans faux-pas, et certains opposants doutent de la sincérité du chef conservateur. Mais ce n'est rien au regard des accusations de favoritisme qui pèsent sur Turner et de la lassitude d'un peuple fatigué par plus de vingt ans de règne libéral presque ininterrompu. Comme le clame l'un des slogans, prémonitoire, de la campagne conservatrice : « Enfin du changement! ».

Raz-de-marée conservateur

• Devenu chef du PC et de l'opposition en juin 1983, Mulroney doit trouver une circonscription où se faire élire. Il choisit celle de Central Nova en Nouvelle-Écosse, à proximité de l'université St. Francis Xavier où il avait fait ses études. Il remporte une victoire facile par une majorité de 11 000 voix sur son adversaire libéral.

• Le temps des élections fédérales venu, Mulroney décide qu'il serait plus significatif pour lui de se présenter au Québec plutôt que de rester dans sa circonscription de Central Nova. Contre l'avis de ses conseillers, il choisit Manicouagan. La circonscription est d'allégeance libérale. Elle regroupe son Baie-Comeau natal, mais aussi Sept-Îles et Schefferville, deux villes victimes de la rationalisation des activités de l'Iron Ore alors que Mulroney en assurait la présidence. Le pari est risqué, mais Mulroney est têtu et confiant. Il remporte la victoire avec une majorité de plus de 18 000 voix.

• Tout au long de sa campagne de 1984, Mulroney trouve en sa femme, Mila, une coéquipière hors pair très aimée des électeurs. Aimable et attentive, bien informée des enjeux électoraux et très à l'aise en public, elle l'accompagne d'un océan à l'autre pendant toute sa campagne.

• Brian Mulroney a rencontré sa femme, Mila Pivnicki, en 1972. D'origine yougoslave, elle est de quatorze ans sa cadette. Ils se marient le 26 mai 1973. Leur premier enfant, Caroline, naît en 1974. Trois autres suivront : Benedict (1976), Mark (1979) et Nicolas (1985).

• Le 21 novembre 1988, le Parti conservateur de Brian Mulroney est de nouveau porté au pouvoir, avec une majorité moindre cependant, soit de 169 sièges sur 295.

• En 1958, le Parti conservateur, dirigé par John Diefenbaker, récolte 208 sièges sur 265, la plus écrasante victoire de l'histoire canadienne, tous partis confondus. À eux seuls, les Québécois élisent 50 députés conservateurs, encouragés en cela par leur premier ministre Maurice Duplessis.

• Depuis 1867, le Parti conservateur a été porté au pouvoir à 14 reprises. Six de ces victoires ont été acquises avant la venue du libéral Wilfrid Laurier en 1896. Au cours du 20e siècle, le Parti libéral domine la scène fédérale. Outre Wilfrid Laurier, trois autres Québécois sont élus premiers ministres : les libéraux Pierre Elliott Trudeau et Jean Chrétien, et le conservateur Brian Mulroney.

• Le conservateur sir John Alexander Macdonald a été pendant dix-huit ans au pouvoir entre 1876 et 1891, à la tête de gouvernements majoritaires.

Raz-de-marée conservateur

Média : Télévision

Émission : Élections fédérales (télévision)

Date de diffusion : 4 septembre 1984

Invité(s) : Brian Mulroney

Ressource(s) : Bernard Derome, Daniel Lessard

Durée : 14 min 15 s

Dernière modification :
4 septembre 2009


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