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CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Premiers ministres canadiens · Jean Chrétien : qui l'aime le suive

Période : 1963 - 2005

Jean Chrétien : qui l'aime le suive

Chez Jean Chrétien, le cheminement du politicien comme de l'homme témoigne d'une remarquable cohérence. Homme d'un seul parti, mais aussi d'une seule femme, « Jean Fidèle », comme on l'a déjà surnommé, a gravi un à un les échelons politiques avec patience et ténacité. En près de 40 ans de vie politique, il a dirigé douze ministères et passé plus de dix ans à la tête du « plus meilleur pays du monde ». Parcours d'un batailleur.

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Libéral de père en fils

Date de diffusion : 20 octobre 1987

Chez Jean Chrétien, dissocier le politique de l'homme relève de l'utopie. Comme il le raconte à Gérard-Marie Boivin, sa famille constitue un vivier de la plus pure tradition libérale. Aux côtés de son père Wellie, organisateur politique à ses heures comme l'avait été son grand-père, le jeune Chrétien distribue des tracts, pose des affiches. À quinze ans, il voyage en autobus jusqu'à Trois-Rivières pour entendre les discours enflammés d'un J.-A. Mongrain ou d'un Maurice Duplessis. À dix-huit, déjà frondeur, il s'amuse à défier les « bleus » au billard de son quartier.

Wellie est un père autoritaire. Peu scolarisé, il est machiniste dans un moulin à papier de Shawinigan et secrétaire municipal. Lui et sa femme, Marie Boisvert, veulent pour leurs neuf enfants une instruction solide. L'aîné, Maurice, pour qui le jeune Jean éprouve un profond attachement, est déjà médecin. « Ti-Jean » , lui, se voit ingénieur ou architecte. Mais son vif intérêt pour la politique n'échappe pas à son père, qui rêve pour l'un de ses enfants d'études de droit et d'une carrière de politicien.

Étudiant en droit à l'Université Laval, Chrétien milite avec ardeur pendant les élections fédérales et provinciales. Il est reçu au barreau en 1958 et ouvre son bureau d'avocat dans le quartier populaire de Shawinigan-Nord. Il suit les traces de son père et, en 1960, est l'un des principaux organisateurs de la campagne de Jean Lesage au Québec. Mais le jeune homme de 26 ans se voit juge avant d'être politicien. La politique, pense-t-il, sera pour ses 40 ans. Il ne sait pas encore qu'il fera bientôt le grand saut...

Libéral de père en fils

• Jean Chrétien naît le 11 janvier 1934 à Shawinigan. Il est l'avant-dernier d'une famille de 19 enfants. Dix de ses frères et sœurs sont morts en bas âge. Avant d'arriver à l'université, le « mouton noir de la famille », comme l'appelle son père, est considéré dans les séminaires qu'il fréquente comme un élève dissipé et bagarreur.

• De petite taille à l'adolescence, « Ti-Jean » doit composer avec une paralysie partielle du côté gauche de son visage et la surdité de son oreille droite. Si, une fois adulte, il a su tirer profit de ces deux handicaps, pour l'heure, sa situation le contrarie beaucoup. Il demande donc à son frère Maurice de l'aider à grandir. Celui-ci lui donne des vitamines, sans y croire. Curieux hasard, « Ti-Jean » devient bientôt un gaillard de plus de six pieds et voue dès lors une profonde admiration à son grand frère.

• Le grand-père paternel de Jean Chrétien, François, a été maire d'un petit village de la région de Shawinigan, Saint-Étienne-des-Grès, pendant trente ans. Il est mort avant la naissance de son petit-fils, mais les histoires de ce farouche militant libéral, qui a connu l'époque où l'on achetait les votes à coup de bouteilles d'alcool et qui n'hésitait pas à tenir tête à l'évêque conservateur de son diocèse, n'ont pas manqué de venir aux oreilles du jeune Chrétien.

• La région de la Mauricie a donné son lot de politiciens, qui ont marqué leur époque de leur personnalité forte et colorée. Outre Jean Chrétien y sont nés Maurice Duplessis, premier ministre du Québec pendant près de vingt ans, l'unioniste Maurice Bellemare, Joseph-Alfred Mongrain, maire de Trois-Rivières pendant huit ans, ainsi que les créditistes Réal Caouette et Camil Samson.

Libéral de père en fils

Média : Radio

Émission : Il fait toujours beau quelque part

Date de diffusion : 20 octobre 1987

Invité(s) : Jean Chrétien

Ressource(s) : Gérard-Marie Boivin

Durée : 4 min 57 s

Dernière modification :
25 octobre 2007


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