Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Premiers ministres canadiens · Démission surprise de John Turner

Démission surprise de John Turner

Date de diffusion : 13 septembre 1975

Le 10 septembre 1975, John Turner envoie à Pierre Elliott Trudeau une lettre annonçant qu'il quitte ses fonctions de ministre des Finances.

Trois jours plus tard, l'émission La Bourse et la Vie s'intéresse à la démission de John Turner. Pour mieux comprendre le choix du politicien, Florian Sauvageau s'entretient avec Michel Roy, journaliste au Devoir, et Joan Fraser, analyste au Financial Times of Canada. Selon cette dernière, le départ de Turner va décevoir le milieu des affaires, qui voyait en lui une influence conservatrice au sein du cabinet.

John Turner n'a pas dit clairement pourquoi il quittait son poste. Selon Michel Roy, des motifs politiques, économiques et financiers auraient influencé son choix.

Deux ans après sa démission, Turner admettra avoir été frustré par le fait que Pierre Elliott Trudeau lui a mis des bâtons dans les roues. Le premier ministre aurait nui à sa tentative de mettre en place une politique de contrôle des prix et des salaires pour combattre l'inflation. En 1984, il avouera avoir également voulu passer plus de temps auprès de ses quatre enfants.

Turner demeure député jusqu'en février 1976. Il se consacre ensuite à sa carrière de conseiller juridique de grandes entreprises. Il s'installe à Toronto et travaille au cabinet d'avocats MacMillan Binch de Bay Street.

Même s'il prononce occasionnellement des discours sur des questions politiques, Turner n'effectue un retour sur la scène publique qu'en 1984. Entre-temps, il continuera à fréquenter d'anciens collègues du Parti libéral du Canada.

Démission surprise de John Turner

• Au moment de sa démission, Turner était considéré par ses collègues et par les journalistes comme le numéro deux du Parti libéral.

• De 1976 à 1984, onze grandes entreprises, dont Holt Renfrew, Canadien Pacifique, Seagram, Bechtel et Crédit foncier, affichent John Turner au sein de leur conseil d'administration.

• À l'automne 1977, le futur premier ministre Jean Chrétien accède au poste de ministre des Finances.

• Dès 1977, certains analystes prédisaient que John Turner serait un jour premier ministre. (Voir le clip Indices de retour en politique.)

• Au cours de son passage à Bay Street, Turner a nié toutes les rumeurs de son retour en politique, en invoquant ses engagements envers les entreprises et sa famille.

• De son bureau d'avocat, John Turner publiait chaque mois une lettre circulaire au sujet de la situation politico-économique canadienne. L'ancien ministre se montrait parfois très dur envers le gouvernement canadien.

• En novembre 1979, alors que les conservateurs sont au pouvoir, Pierre Elliott Trudeau quitte temporairement son rôle de chef du Parti libéral. Trois semaines plus tard, malgré les rumeurs le désignant comme successeur, John Turner se désiste de l'éventuelle course à la direction.

Démission surprise de John Turner

Média : Radio

Émission : La Bourse et la Vie

Date de diffusion : 13 septembre 1975

Invité(s) : Joan Fraser, Michel Roy

Ressource(s) : Florian Sauvageau

Durée : 6 min 31 s

Dernière modification :
12 février 2013


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Le « wonder boy » de la politique libérale
Télévision
14 min 11 s
Élu pour la première fois en 1962, John Turner gravit rapidement les échelons du Parti libéral du Canada.
Honorable ministre des Finances
Télévision
13 min 40 s
John Turner dirige le ministère des Finances de 1972 à 1975, à l'époque du premier choc pétrolier.