Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Premiers ministres canadiens · Un pays pris de trudeaumanie

Un pays pris de trudeaumanie

Date de diffusion : 28 juin 1998

Au cours de la campagne électorale de 1968, qui oppose Trudeau à Robert Stanfield, naît ce qu'on baptise immédiatement la « trudeaumanie ». Il faut dire que le monde occidental se remet à peine d'un autre vent de folie : la « beatlemanie ». Et comme John, Paul, George et Ringo, Pierre attire les foules et, surtout, des jeunes femmes au bord de l'hystérie.

Trente ans plus tard, dans le cadre de l'émission Dimanche magazine, Danny Braun demande à la chroniqueuse Lysiane Gagnon et au politologue Richard Nadeau d'expliquer le phénomène.

Cette folie collective en fait presque oublier le politique derrière l'homme qui, en 1965, déclarait : « Je suis d'avis qu'une constitution peut permettre la coexistence de plusieurs cultures et de plusieurs groupes ethniques à l'intérieur d'un même État. »

Pierre Trudeau cultive son corps et se donne aisément en spectacle. Il pratique le ski et est considéré comme un bon nageur. Il organise d'ailleurs une séance de photos de presse au cours de laquelle il réalise quelques plongeons acrobatiques dans une piscine, pour le plus grand plaisir des photographes. Il fait de la plongée sous-marine et de la course automobile. Il détient aussi une ceinture brune en judo.

Pierre Trudeau axe sa campagne électorale de 1968 sur le thème de la société juste. Il parle également de la péréquation, de la création d'un ministère de l'Expansion économique régionale, de l'équité linguistique, de l'égalité des chances. Il croit en un gouvernement qui protège les plus faibles.

« […] les Québécois ne pouvaient pas ignorer que j'avais l'intention d'affirmer résolument le fait québécois et le fait français au sein du gouvernement central» , écrit-il en parlant de sa campagne électorale de 1968 dans ses Mémoires politiques.

Un pays pris de trudeaumanie

• Le 24 juin 1968, veille de l'élection fédérale, Pierre Trudeau est invité à assister officiellement au défilé de la Saint-Jean-Baptiste.

• Des nationalistes prennent sa présence à la tribune d'honneur, aux côtés du maire Jean Drapeau, pour un affront et se mettent à jeter des projectiles vers le premier ministre. Alors que les autres invités fuient l'estrade, Trudeau refuse de battre en retraite.

• L'image la plus éloquente que l'on retient de la trudeaumanie est celle de hordes de femmes poursuivant Pierre Elliott Trudeau. Il n'hésite pas à se mettre en scène pour cultiver cette image. Qu'on le voie courir vers le parlement en faisant semblant de fuir ses fans ou faire ses habituelles pirouettes, il se dégage de lui une grande énergie.

• Avec le temps, le poids du pouvoir et de la vie familiale semble le calmer. En 1971, à 50 ans passés, Pierre Trudeau épouse une très jeune femme qui lui donnera trois fils, Justin, Alexandre, que l'on appelle familièrement Sacha, et Michel.

• Dans son livre autobiographique À cœur ouvert, Margaret Trudeau raconte à quel point il était important pour son futur mari de garder leurs fiançailles et la date de leur mariage absolument secrètes, le premier ministre espérant éviter un cirque médiatique.

• « Enfant fleur », tel qu'elle se décrit elle-même, Margaret Trudeau charme pendant un temps la population. Mais la vie sous l'œil public devient trop lourde à porter et, au printemps 1977, Margaret quitte le 24 de la promenade Sussex.

• Après son divorce d'avec Margaret Sinclair, en 1984, Trudeau demande et obtient la garde de ses trois fils, Justin, Alexandre et Michel (que Fidel Castro surnommera Micha). Le premier ministre n'hésite pas à emmener ses fils dans ses déplacements officiels.

• En 1991, Pierre Trudeau aura un quatrième enfant, Sarah, d'une relation avec Deborah Coyne, avocate spécialisée en droit constitutionnel.

• Michel, le plus jeune fils du couple né en octobre 1975, meurt le 13 novembre 1998, emporté par une avalanche alors qu'il faisait du ski en Colombie-Britannique (voir notre clip).

Un pays pris de trudeaumanie

Média : Radio

Émission : Dimanche magazine

Date de diffusion : 28 juin 1998

Invité(s) : Réal Caouette, Lysiane Gagnon, Céline Hervieux-Payette, Richard Nadeau, Pierre Elliott Trudeau

Ressource(s) : Danny Braün, Ginette Lamarche

Durée : 12 min 27 s

Dernière modification :
11 mars 2008


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Un an après le déluge du Saguenay
Radio
14 min 19 s
Un an après les inondations, les vestiges du déluge deviennent des attractions touristiques.
Saint-Jean-Vianney : 25 ans plus tard
Radio
20 min 03 s
D'anciens résidents de Saint-Jean-Vianney se rappellent la catastrophe qu'ils ont vécue au printemps 1971.