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CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Partis et chefs politiques · Le communisme au Canada, un idéal perdu?

Période : 1948 - 1999

Le communisme au Canada, un idéal perdu?

L'émergence de l'extrême gauche au Canada a lieu au début du 20e siècle, avec la naissance du Parti communiste canadien en 1921. Dénonçant l'exploitation capitaliste, l'idéologie n'a jamais vraiment réussi à s'implanter au pays, malgré l'engouement qu'elle suscite dans les années 1940 avec la montée du syndicalisme au Canada et l'émergence d'une nouvelle gauche dans les années 1970.

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Léa se souvient de Fred Rose

Date de diffusion : 15 mars 1982

Léa Roback milite au sein du Parti communiste du Canada durant une trentaine d'années. C'est lors d'un voyage à Berlin, en Allemagne, qu'elle entre en contact avec le Parti communiste auquel elle joint ses forces pour lutter contre le nazisme. De retour à Montréal en 1932, elle devient une militante active au sein du parti. Quelques années plus tard, son emploi au sein de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames lui fait prendre conscience de l'exploitation des travailleuses en milieu ouvrier. Elle militera activement pour l'amélioration des conditions de travail des employées.

Le Parti communiste du Canada (PCC) est fondé en 1921. Alors qu'il cherche à étendre son influence dans le mouvement ouvrier canadien, il change de nom et devient le Parti ouvrier canadien. En 1923, il se ravise et reprend son appellation d'origine, le PCC. En 1925, la gauche se divise et le courant modéré créera, en 1932, la Cooperative Commonwealth Federation (CCF). Durant les années 1930, le PCC fait une percée dans la communauté francophone du Canada. Les militants travaillent auprès de plusieurs groupes afin de rallier de nouveaux membres.

Les principaux groupes visés par les communistes sont les chômeurs, mais aussi les jeunes. Le travail auprès de la jeunesse se fait par l'intermédiaire de la Ligue de la jeunesse communiste du Canada et de ses chefs de file tels que Jeanne Corbin, Fred Rose, Gui Caron et Henri Gagnon. Quant au travail parmi les femmes, il se fait par l'intermédiaire du groupe Solidarité féminine avec notamment Berthe Caron.

Du milieu des années 1930 au milieu des années 1940, le PCC est en plein essor – il change encore d'appellation pour Parti ouvrier-progressiste (POP) en 1943 – et compte 23 000 membres en 1947. La guerre froide mettra un terme à cet élan, et le parti verra ses rangs se rétrécir. En 1960, il ne reste que 3000 membres au sein du PCC.

Léa se souvient de Fred Rose

• Fred Rose, de son vrai nom Rosenberg, est un activiste syndical membre de la Ligue des jeunes communistes. Il fait partie des opposants aux lois anti-ouvrières instaurées par le gouvernement de Maurice Duplessis. Il est le premier, et le seul, à avoir été élu sous la bannière communiste à la Chambre des communes de 1943 à 1946. Mais, à la suite des révélations d'Igor Gouzenko, il est soupçonné d'espionnage pour le compte de l'Union soviétique et arrêté, comme beaucoup d'autres. Son procès, qui s'inscrit dans une période de répression contre les communistes, a pour conséquence d'affaiblir le Parti communiste, victime d'une crise de confiance de la part de ses militants.

• Léa Roback s'investit dans la Ligue d'unité ouvrière afin de développer la syndicalisation des ouvriers. Au Québec, au début des années 1930, seuls 10 % des salariés sont syndiqués. Elle s'occupe aussi de la première librairie ouverte par le Parti communiste à Montréal en 1935.

• La première militante canadienne-française à adhérer au Parti communiste est Bernadette Lebrun, une ouvrière de la chaussure, en 1929. Elle est rejointe par Berthe Caron, Yvonne Bourget, Blanche Gélinas. En 1933, elles fondent le groupe Solidarité féminine.

• La Ligue des jeunesses communistes est l'un des mouvements les plus importants au Canada à la fin des années 1930. Elle compte 400 membres dont la moitié sont francophones. C'est Henri Gagnon qui en assure la direction. À l'époque, la Cooperative Commonwealth Federation (CCF), parti socialiste canadien fondé sur le modèle du parti travailliste britannique, est marginale. Selon Henri Gagnon, la ligue est « la seule force structurée capable de conduire une lutte systématique pour le socialisme ».

Léa se souvient de Fred Rose

Média : Radio

Émission : La Communauté juive au Québec

Date de diffusion : 15 mars 1982

Invité(s) : Léa Roback

Durée : 21 min 34 s

Dernière modification :
17 septembre 2008


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