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L'Union nationale disparaît de la carte politique
Date de diffusion : 20 juin 1989
Le 19 juin 1989, Pierre F. Côté, le directeur général des élections, retire l'autorisation de parti à l'Union nationale. Le parti cesse d'exister, il ne pourra plus recevoir de contributions ni effectuer de dépenses. Le lendemain, le chef intérimaire de l'Union nationale, Michel Lebrun, affirme au journaliste Rosaire Pelletier qu'il contestera la décision devant la Cour supérieure.En plus de 50 ans d'existence, le parti de Maurice Duplessis aura détenu le pouvoir au Québec durant 24 ans.
Pierre F. Côté fonde sa décision sur la difficulté de l'Union nationale à acquitter ses factures et à rembourser des intérêts sur ses emprunts. Au fil des ans, le parti politique s'est montré incapable de redresser une situation financière précaire. De son côté, Michel Lebrun s'insurge contre la disparition de son parti. Il y voit un manque d'équité et une violation des chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés.
C'est la première fois au Québec qu'une formation politique perd son statut officiel de parti en raison de ses dettes.
Créée en 1935 par Maurice Duplessis, l'Union nationale occupe le pouvoir de 1936 à 1939 puis pendant 16 ans d'affilée, de 1944 à 1960. Après une défaite contre les libéraux de Jean Lesage, le parti reprend le pouvoir pour une dernière fois de 1966 à 1970 avec Daniel Johnson puis Jean-Jacques Bertrand. Le parti réussit à faire élire ses derniers députés aux élections de 1976 où il récolte 18 % des voix.
La perte du vote nationaliste au profit du Parti québécois contribuera à la baisse de popularité de l'Union nationale.
L'Union nationale disparaît de la carte politique
• Le 20 juin 1988, à l'élection partielle dans la circonscription d'Anjou, Michel Lebrun ne récolte que 1,16 % des voix. Le candidat libéral René Serge Larouche est élu avec 50,09 % du suffrage.• Un an plus tard, le 1er juin 1989, Michel Lebrun et l'exécutif de l'Union nationale comparaissent en audience publique devant le directeur général des élections du Québec. Ils tentent alors sans succès de le convaincre de laisser vivre leur parti.
• Selon Michel Lebrun, le chef intérimaire du parti, la dette de l'Union nationale atteint, en 1989, près de 350 000 dollars. En mars, le parti se voit forcé de quitter ses bureaux de la rue Saint-Denis.
• Au Québec, un parti politique demeure autorisé tant qu'il acquitte ses factures dans un délai raisonnable, paie ses intérêts chaque année, produit les rapports demandés par la Loi électorale et présente au moins vingt candidats à chaque élection.
• Le 8 septembre 1989, la Cour supérieure du Québec confirme la mort de l'Union nationale en rejetant la requête de Michel Lebrun présentée à l'encontre de la décision du directeur général des élections du Québec. La juge Thérèse Rousseau-Houle conclut que le directeur des élections a agi dans les limites de sa compétence et « n'a commis aucune erreur déraisonnable ».
L'Union nationale disparaît de la carte politique
Média : Radio
Émission : Radiojournal
Date de diffusion : 20 juin 1989
Invité(s) : Michel Lebrun
Ressource(s) : Raymond Archambault, Rosaire Pelletier
Durée : 1 min 34 s
Dernière modification :
3 mars 2008

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L'Union nationale disparaît de la carte politique.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 3 mars 2008.
[Page consultée le 13 février 2012.]