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Accueil · Politique · Partis et chefs politiques · Le Parti québécois devient l'opposion officielle

Le Parti québécois devient l'opposion officielle

Date de diffusion : 29 octobre 1973

Le 29 octobre 1973, les libéraux de Robert Bourassa remportent une victoire écrasante en faisant élire 102 députés à l'Assemblée nationale, ne laissant que 6 sièges au Parti québécois qui devient malgré tout l'opposition officielle. René Lévesque est à nouveau défait, cette fois-ci dans la circonscription majoritairement francophone de Dorion. Battu lui aussi, Camille Laurin pleure dans les bras de son chef, image que reproduisent les journaux le lendemain.

Le soir des élections, au centre Paul-Sauvé, René Lévesque rassemble son courage pour remonter et encourager ses troupes, mettant l'accent sur la victoire morale du parti avec l'obtention du tiers des votes plutôt que sur la perte d'une circonscription.

Écarté du Parlement en 1970, René Lévesque se fait approcher par Pierre Péladeau afin de signer une chronique dans le Journal de Montréal. Il dirige également un nouveau journal, Le Jour, qu'il fonde en février 1974 avec Yves Michaud et Jacques Parizeau. Le journal paraît pour la dernière fois le 24 août 1976, quelques mois avant l'élection du Parti québécois.

Le Parti québécois devient l'opposion officielle

• En 1971, lors du congrès du PQ, le leadership de René Lévesque est contesté par André Larocque. Réélu avec une forte majorité, il menace de démissionner si les délégués adoptent une résolution ne reconnaissant pas les droits linguistiques de la minorité anglophone.

• Le Parti québécois est divisé entre un courant technocratique rallié autour de René Lévesque, qui prône l'interventionnisme de l'État, et un courant participationniste hérité des mouvements d'opinion comme le RIN, favorisant l'animation sociale et l'égalité des membres. Le manifeste de 1972 tente de concilier ces deux courants.

• Le 9 octobre 1973, au cours de la campagne électorale, le PQ divulgue le « Budget de l'An I» , budget fictif d'un Québec indépendant pour l'année 1975-1976. L'économiste Jacques Parizeau en est le principal auteur. Stabilisation du fardeau fiscal des particuliers, abolition des droits de scolarité dans les universités et maintien des programmes sociaux gérés par le gouvernement fédéral figurent parmi les mesures préconisées.

• Quelques jours après son dévoilement, le budget est critiqué par le premier ministre Robert Bourassa qui le qualifie de « créditisme pour intellectuels », insistant sur l'instabilité monétaire qui découlerait selon lui d'un Québec indépendant.

• Le vote de 1973 se polarise entre deux partis : le Parti libéral et le PQ, alors que l'Union nationale et le Parti créditiste sont pratiquement rayés de la carte électorale. L'Union nationale dirigée par Gabriel Loubier ne fait élire aucun député, et les créditistes obtiennent deux sièges avec 10 % des votes.

Le Parti québécois devient l'opposion officielle

Média : Radio

Émission : La Soirée des élections

Date de diffusion : 29 octobre 1973

Invité(s) : René Lévesque

Durée : 6 min 53 s

Dernière modification :
19 novembre 2007


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